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Révision constitutionnelle au Cameroun : l'UDC propose un ticket présidentiel et un mandat limité à 5 ans

L'UDC propose des réformes constitutionnelles au Cameroun : ticket présidentiel, mandat limité à 5 ans, et équilibre régional pour renforcer la cohésion nationale.

Révision constitutionnelle au Cameroun : l'UDC propose un ticket présidentiel et un mandat limité à 5 ans
Actualités Cameroun

Dans le cadre des débats sur la révision constitutionnelle en cours au Cameroun, l'Union Démocratique du Cameroun (UDC) a soumis une série de propositions visant à réformer en profondeur le système politique et électoral du pays. Ces amendements, portés par le député Adamou Koupit, interviennent dans un contexte politique marqué par des discussions intenses au sein du Parlement.

L'UDC propose notamment l'instauration d'un "ticket présidentiel", où le président et le vice-président seraient élus conjointement sur une même liste. Cette mesure vise à établir un lien direct de légitimité entre les deux fonctions, renforçant ainsi la stabilité du pouvoir exécutif. Adamou Koupit suggère également d'intégrer une logique d'équilibre régional dans cette candidature conjointe, avec une alternance entre des candidats issus de l'ancien Cameroun oriental et occidental. Selon ses promoteurs, cette approche favoriserait la cohésion nationale au sommet de l'État.

Au-delà de la structure électorale, l'UDC plaide pour une limitation du mandat présidentiel à cinq ans, renouvelable une seule fois. Le parti propose également l'adoption d'un scrutin majoritaire à deux tours, dans le but de renforcer la légitimité du chef de l'État élu. D'autres ajustements sont envisagés, notamment concernant les incompatibilités liées à la fonction présidentielle et le statut du vice-président, dont l'élection directe représenterait une évolution significative du système actuel.

Ces propositions de l'UDC s'inscrivent dans un débat plus large sur la gouvernance et l'organisation des institutions au Cameroun. La révision constitutionnelle en cours suscite des interrogations quant à la transparence du processus et aux motivations réelles derrière ces modifications. Certains analystes politiques y voient une manœuvre discrète de dévolution du pouvoir, orchestrée par les cercles dirigeants sans réelle consultation populaire.

L'UDC, par la voix de Tomaïno Ndam Njoya, a par ailleurs critiqué une initiative gouvernementale visant à redessiner la carte administrative du pays, dénonçant un processus exclusif et imposé par les autorités centrales sans consultation des acteurs locaux. Le parti, favorable à un système fédéral, appelle à un dialogue national et à un recensement général de la population pour éclairer cette réforme. L'issue de ces débats constitutionnels reste incertaine, mais elle pourrait redéfinir durablement le paysage politique camerounais.

Source : www.lebledparle.com