L'affaire de la petite Joyce, victime présumée de violences sexuelles, continue de susciter une vague d'indignation au Cameroun. Face à la polémique, le sous-préfet a justifié la décision de ne pas fermer l'établissement Olympic Glory School d'Odza.
L'autorité administrative a expliqué que la fermeture immédiate de l'école impacterait négativement les autres élèves, particulièrement en cette période d'examens. « L’établissement est ouvert parce que, à part votre enfant [Joyce Nawal], il y a encore d’autres enfants. Nous sommes en période des examens. Ces enfants n’ont rien fait pour mériter qu’on les bloque de composer leurs examens », a-t-il déclaré, selon des propos relayés par Vision 4 Digital.
Cette affaire a mobilisé de nombreuses autorités administratives et gouvernementales à Yaoundé. Une commission d’enquête administrative a été mise en place par le délégué régional de l’Éducation de base du Centre pour faire la lumière sur les faits. Une réunion de crise, présidée par le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, s’est tenue avec des responsables administratifs et la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abena Ondoa.
Les enquêtes judiciaire et administrative sont en cours. Les autorités assurent vouloir établir les faits avec précision, tout en respectant la présomption d’innocence. L'opinion publique reste très attentive à l'évolution de cette affaire qui soulève des questions cruciales sur la protection de l'enfance au Cameroun.