L'affaire concernant de présumées violences sexuelles sur une fillette de 4 ans à l'Olympic Glory School d'Odza, à Yaoundé, continue de susciter une vive émotion. Une réunion de crise s'est tenue autour du gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Bea, pour évaluer la situation et prendre des mesures urgentes. Le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), Marie Thérèse Abena Ondoa, a également participé à cette réunion, soulignant la gravité de l'affaire pour les autorités camerounaises.
La réunion a rassemblé diverses autorités administratives et des responsables sectoriels concernés par la protection de l'enfance et le suivi du dossier. En parallèle, une commission d'enquête administrative a été mise en place par la délégation régionale de l'Éducation de base du Centre afin de vérifier l'authenticité des faits allégués concernant l'élève de l'établissement privé.
L'affaire a éclaté sur les réseaux sociaux, suscitant une vive inquiétude parmi les parents quant à la sécurité de leurs enfants dans les établissements scolaires. Des informations relayées par l'activiste N'zui Manto font état d'un possible viol survenu le 25 mai 2026, où les parents découvrent des traces de sang sur leur enfant de 3 ans. L'école aurait refusé de montrer les images de vidéosurveillance et menacé de porter plainte contre la famille.
L'implication directe du gouverneur et du Minproff laisse entrevoir des décisions importantes à venir concernant ce dossier et potentiellement le fonctionnement de l'établissement. Les autorités appellent cependant à la prudence et au respect de la présomption d'innocence durant la poursuite des enquêtes.
Les violences sexuelles sur mineurs restent un problème grave au Cameroun. Une étude menée à Yaoundé entre 1992 et 1997 a révélé que 2,05 % des enfants examinés étaient victimes d'abus sexuels, les filles étant les plus touchées (95,2 %). En 2018, une autre étude a révélé que 7,7 % des femmes âgées de 15 à 19 ans et 2,9 % des hommes âgés de 15 à 49 ans avaient subi des violences sexuelles. L'UNICEF soutient les efforts du gouvernement camerounais pour renforcer les mécanismes de protection de l'enfance.