Un incendie survenu dans un dortoir de l'Académie des filles Utumishi à Gilgil, au Kenya, a coûté la vie à au moins 16 élèves dans la nuit de mercredi à jeudi. Le ministre kényan de l'Éducation, Julius Ogamba, a confirmé le bilan et a précisé que 79 autres élèves ont été blessées.
L'incendie s'est déclaré aux alentours de 1 heure du matin, heure locale, alors que les élèves dormaient. Les flammes se sont rapidement propagées dans le dortoir qui abritait environ 220 jeunes filles, engendrant un mouvement de panique. Certaines élèves, dans un geste désespéré, ont sauté des étages supérieurs pour échapper aux flammes. Les opérations de secours ont été immédiatement lancées, mais les dégâts étaient déjà considérables lorsque l'incendie a été maîtrisé.
Les causes de l'incendie restent pour l'instant inconnues. Le ministre de l'Intérieur, Kipchumba Murkomen, a appelé au calme et a demandé à la population d'éviter toute spéculation avant les conclusions de l'enquête. Les autorités ont placé l'établissement sous haute surveillance, limitant l'accès aux parents et tuteurs des élèves. Julius Ogamba a indiqué qu'une enquête sera menée pour déterminer si le manuel de sécurité incendie de l'école a été respecté.
Ce drame met en lumière la question de la sécurité incendie dans les écoles kenyanes. Les incendies dans les internats sont relativement fréquents, souvent liés à des actes criminels, des problèmes électriques ou à des conditions de vie précaires. En septembre 2024, 17 élèves ont péri dans un incendie similaire dans le comté de Nyeri. En 2017, un incendie à Nairobi avait causé la mort de 10 élèves. Le gouvernement kényan est régulièrement interpellé sur la nécessité de renforcer les normes de sécurité et de réaliser des contrôles réguliers dans les établissements scolaires.
La Croix-Rouge kényane a déployé des équipes de soutien psychosocial pour aider les élèves et les familles affectées par cette tragédie. L'enquête devra déterminer les causes exactes de cet incendie et les éventuelles responsabilités, afin d'éviter que de tels drames ne se reproduisent.