Dans une récente publication intitulée « La Pensée de MK N°109-2026 », Maurice Kamto, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), a lancé un appel vibrant à l'Afrique pour qu'elle reconsidère sa place dans les relations internationales. Il critique ouvertement le modèle diplomatique qu'il qualifie de « 1+54 », où un seul pays non-africain organise des sommets auxquels les 54 États africains participent en quête de subsides.
Kamto estime que ce modèle perpétue une image d'une Afrique dépendante et quémandeuse, incapable de se prendre en charge. Pour sortir de ce qu'il considère comme un « spectacle honteux », il propose deux leviers principaux : un levier politique et un levier de puissance.
Le levier politique, selon Kamto, passe par la création rapide de plusieurs États fédéraux en vue d'une fédération continentale. Il imagine une Afrique transformée en un ensemble d'États fédéraux régionaux, capables de résister aux pressions extérieures et de défendre leurs intérêts stratégiques. Cette vision s'inscrit dans une perspective panafricaniste de long terme, visant à assurer une souveraineté et une sécurité collectives.
Le levier de la puissance, quant à lui, repose sur une synergie d'efforts dans divers domaines, notamment économique, de sécurité et de défense. Kamto insiste sur la nécessité pour l'Afrique de cesser d'être perçue comme une simple terre d'opportunités économiques à exploiter, mais plutôt comme un acteur majeur à respecter sur la scène mondiale.
Cette proposition audacieuse de Maurice Kamto survient dans un contexte où l'intégration régionale en Afrique est souvent perçue comme étant à la traîne. Kamto n'est pas le seul à penser de la sorte, et son appel relance le débat sur les stratégies à adopter pour permettre à l'Afrique de jouer un rôle plus influent dans le monde.
Il est à noter que Kamto avait déjà, par le passé, souligné la nécessité pour l'Afrique de consentir des sacrifices pour son développement, insistant sur le fait qu'aucun progrès durable ne peut être réalisé sans efforts et sans une rupture avec certaines pratiques politiques.
La question cruciale demeure de savoir quelle région du continent prendra l'initiative de cette construction politique et de puissance, et comment les défis de faisabilité, notamment sur le plan économique et budgétaire, seront surmontés.
En conclusion, l'appel de Maurice Kamto à une transformation radicale des relations de l'Afrique avec le reste du monde met en lumière les enjeux cruciaux auxquels le continent est confronté en ce 25 mai 2026.