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Décès de Bassek Ba Kobhio : l'hommage de Maurice Kamto à une figure du cinéma africain

Le cinéaste camerounais Bassek Ba Kobhio est décédé, suscitant l'hommage de Maurice Kamto qui salue une figure majeure de la culture africaine et son apport inestimable au cinéma.

Décès de Bassek Ba Kobhio : l'hommage de Maurice Kamto à une figure du cinéma africain
Actualités Cameroun

Le monde du cinéma africain est en deuil. Le cinéaste camerounais Bassek Ba Kobhio est décédé le 12 mai 2026 à Yaoundé, à l'âge de 69 ans. Figure emblématique du 7e art africain, il laisse derrière lui une œuvre riche et un héritage considérable.

Le décès de Bassek Ba Kobhio a suscité de nombreuses réactions, notamment celle de Maurice Kamto. Le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a salué la mémoire du cinéaste, qu'il considère comme une figure majeure de la culture africaine.

Dans un message publié ce mardi, Maurice Kamto a exprimé sa tristesse et a évoqué le parcours de Bassek Ba Kobhio, qu'il a connu à l'Université de Yaoundé. Il a souligné son apport inestimable au cinéma africain, relevant son esprit « alerte, créatif et talentueux ».

Bassek Ba Kobhio était un réalisateur, écrivain et producteur de renom. Né le 1er janvier 1957 à Nindjé, il a d'abord été attiré par la littérature, remportant un prix de nouvelle en 1976. Il a ensuite étudié la sociologie et la philosophie à l'Université de Yaoundé. Sa carrière cinématographique a débuté dans les années 1980, notamment comme assistant réalisateur.

En 1991, il réalise son premier long métrage, « Sango Malo », qui explore les thèmes de l'éducation et du développement rural au Cameroun. Suivront « Le Grand Blanc de Lambaréné » (1995), une œuvre qui examine le colonialisme à travers la figure d'Albert Schweitzer, et « Le Silence de la forêt » (2003), co-réalisé avec Didier Ouénangaré, qui aborde les questions environnementales et autochtones en Afrique centrale.

Bassek Ba Kobhio a fondé en 1991 la société de production Les Films Terre Africaine. En 1997, il lance le festival de cinéma Écrans Noirs, devenu un événement majeur du cinéma africain. Il a également créé en 2021 l'Institut Supérieur de Formation aux Métiers du Cinéma et de l'Audiovisuel d'Afrique Centrale (ISCAC).

Son œuvre cinématographique et son engagement pour la promotion du cinéma africain lui ont valu de nombreuses distinctions, notamment des décorations du Burkina Faso, de France et du Cameroun. L'avenir permettra de découvrir les nombreuses pierres d’attente qu’il a posées sur le chemin comme autant de repères traduisant sa volonté d’exalter la culture africaine dans sa riche contribution à la civilisation humaine, selon Maurice Kamto.

Source : www.lebledparle.com