Le monde du cinéma africain est en deuil suite à l'annonce du décès de Bassek Ba Kobhio, survenu dans la nuit du 12 mai 2026, à l'âge de 69 ans. Réalisateur, producteur, écrivain et figure emblématique du cinéma camerounais et africain, il laisse derrière lui un héritage considérable, notamment en tant que fondateur du festival Écrans Noirs.
Bassek Ba Kobhio a marqué le paysage cinématographique africain par son engagement envers la promotion du 7e art sur le continent. Né en 1957 à Ninje, il débute sa carrière comme écrivain, remportant un prix de nouvelle en 1976, avant de s'orienter vers le cinéma. Il est également le Directeur de l'Institut Supérieur des Métiers de l'Image et du Son (ISCAC) à Yaoundé.
En 1997, il fonde le festival Écrans Noirs à Yaoundé, qui devient rapidement un événement majeur pour le cinéma africain, offrant une plateforme de visibilité internationale aux productions et cinéastes du continent. Le festival a pour objectif la promotion et la diffusion du cinéma africain, notamment en Afrique centrale. Il propose des compétitions, des colloques et des résidences d'écriture.
Son premier long métrage, « Sango Malo » (1991), adaptation de son roman, aborde les thèmes de l'éducation et des traditions dans un village camerounais. Suivent « Le grand blanc de Lambaréné » (1995), qui explore la complexité du personnage d'Albert Schweitzer, et « Le silence de la forêt » (2003), adaptation du roman d'Étienne Goyémidé, qui met en lumière les difficultés rencontrées par les populations pygmées.
Les hommages se multiplient depuis l'annonce de sa disparition, saluant un homme qui a consacré sa vie à la promotion du cinéma africain. Son œuvre cinématographique et son engagement culturel continueront d'inspirer les générations futures de cinéastes africains.
L'édition 2026 du festival Écrans Noirs, qui se tiendra comme prévu, devrait lui rendre un hommage appuyé. Bassek Ba Kobhio laisse une empreinte indélébile sur le cinéma africain.