Le Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM) serait secoué par des luttes intestines. C'est ce qu'a révélé André Luther Meka, militant du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), dans une publication diffusée ce 12 mai 2026. Selon Meka, un « schisme au MANIDEM avec deux tendances » se serait déclaré au lendemain des obsèques d'Anicet Ekanè, figure historique du parti, inhumé le week-end dernier.
Dans sa publication, André Luther Meka affirme que deux factions se disputent désormais l’influence au sein du parti. Il identifie « la faction de Ebanda, le seul conseiller municipal du MANIDEM, et la tendance de Marianne Ekanè avec le vice-président Ndogmo et la veuve Ekanè ».
Selon Meka, la branche menée par Marianne Ekanè chercherait à se positionner en vue des prochaines échéances électorales, notamment les municipales et les législatives, avec le soutien du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) et de Maurice Kamto. « La tendance Marianne Ekanè compte sur l’appui du MRC et de Kamto pour se positionner aux élections municipales et législatives », a-t-il précisé.
Ces tensions interviennent dans un contexte déjà marqué par des divisions autour de l'organisation des obsèques d'Anicet Ekanè. En décembre 2025, André Luther Meka avait déjà évoqué une « crise de légitimité autour de la dépouille du président du Manidem », soulignant que des figures marquantes du parti avaient été écartées. Jean Baptiste Ketchateng avait également claqué la porte du MANIDEM en mars 2026, dénonçant une prise de contrôle du parti et des manœuvres politiques.
Le MANIDEM, fondé par Anicet Ekanè, a connu des moments difficiles ces dernières années, notamment avec l'incarcération de son président et les accusations de divisions internes. Ces nouvelles tensions pourraient fragiliser davantage le parti à l'approche des prochaines échéances électorales. L'avenir du MANIDEM reste incertain, partagé entre des ambitions de positionnement politique et des luttes intestines persistantes.