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Lydol réagit à la condamnation à mort du meurtrier de "Bébé Mathis"

Dagobert Nwafo, reconnu coupable du meurtre de "Bébé Mathis", est condamné à mort. Sa fille, Lydol, réagit et rend hommage à la victime. Retour sur une affaire qui a bouleversé le Cameroun.

Lydol réagit à la condamnation à mort du meurtrier de "Bébé Mathis"
Actualités Cameroun

La justice camerounaise a rendu son verdict le 18 mars 2026 dans l'affaire de l'assassinat du jeune Mathis, surnommé "Bébé Mathis", qui a profondément ému l'opinion publique. Dagobert Nwafo, reconnu coupable du meurtre, a été condamné à la peine de mort par fusillade par le Tribunal de grande instance du Mfoundi. En plus de cette condamnation, Nwafo devra verser 500 millions de FCFA de dommages et intérêts à la famille de la victime, ainsi que 25 millions de FCFA au titre des dépens.

Lydol, fille de Dagobert Nwafo, a exprimé son soulagement sur les réseaux sociaux après l'annonce du verdict. "Bébé Mathis, maintenant que la justice est rendue, tu peux reposer en paix", a-t-elle écrit sur sa page Facebook. Ce message intervient après plusieurs prises de parole de l'artiste, qui avait soutenu la famille de Mathis et réclamé justice pour le jeune garçon. Lydol avait également nié avoir cherché à protéger son père.

L'affaire "Bébé Mathis" remonte au 10 mai 2025, lorsqu'une altercation éclate dans un bar de Yaoundé entre Dagobert Nwafo et Paulin, le père de Mathis. Nwafo serait revenu plus tard et aurait poignardé le jeune Mathis, âgé de six ans, qui décédera des suites de ses blessures. L'arrestation de Dagobert Nwafo et le déroulement du procès ont suscité une vive émotion et de nombreuses réactions au Cameroun.

Les avocats de la défense avaient plaidé non coupable, invoquant des lacunes dans l'enquête, notamment concernant les preuves liées aux analyses de sang. Ils ont également souligné que Messina, la personne qui aurait récupéré le couteau des mains de l'accusé, n'avait pas été entendu par le tribunal. Malgré ces arguments, le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public, qui avait demandé la peine de mort.

La réaction de Lydol témoigne d'un sentiment de délivrance après une longue période d'incertitude et d'émotion. Elle ne s'est pas exprimée sur le sort de son père, préférant rendre hommage à la mémoire de Mathis. La condamnation à mort de Dagobert Nwafo, bien que prévue par le droit camerounais pour les crimes les plus graves, relance le débat sur l'application de la peine capitale dans le pays.

Source : www.lebledparle.com