Le 23 mars 2026, le 5e Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) a libéré cinq personnes qui avaient été enlevées le 13 mars 2026 à Kontcha, dans la région de l’Adamaoua. Les otages ont été retrouvés sains et saufs à Mbé, où leurs ravisseurs les avaient abandonnés sous la pression des militaires.
Dès l'annonce de l'enlèvement, les éléments du 5e BIR ont mis en place un dispositif combinant renseignement, ratissage du terrain et collaboration avec les populations locales. Sous la direction du lieutenant-colonel Eric Richard Tsoungui Omam, les soldats ont intensifié leurs recherches, mettant ainsi la pression sur les ravisseurs.
Acculés, les ravisseurs ont préféré fuir, abandonnant leurs otages dans la brousse entre le 22 et le 23 mars. Les otages, réalisant qu'ils étaient seuls le lendemain matin, ont contacté leurs familles, ce qui a permis de les localiser rapidement. Une source militaire citée par L’Œil du Sahel a souligné l'étroite collaboration entre les familles et l’état-major de crise du 5e BIR, qui a facilité la géolocalisation.
Les cinq personnes libérées, Cyrille Mbah, Ngwebam Ngadjo, Sylvia Yong, Vincent Kempoure et Harouna Adamou, ont été conduites au poste de commandement du 5e BIR pour identification et ont reçu des soins médicaux.
La région de l’Adamaoua, en particulier l’arrondissement de Kontcha, est confrontée à des défis sécuritaires persistants, notamment des enlèvements contre rançon. La proximité de la frontière nigériane en fait une zone de transit pour des groupes armés qui ciblent les éleveurs, les commerçants et les habitants. Récemment, le 22 mars 2026, douze personnes ont été enlevées sur la route reliant Meïganga à Yamba, parmi lesquelles des élèves et un enseignant. De plus, le 9 mars 2026, la fille d'un pasteur a été enlevée dans la division de Faro et Deo, avec une rançon de 10 millions de FCFA exigée pour sa libération.
Cette libération d'otages souligne l’importance d’une collaboration étroite entre les forces militaires et les communautés locales. Pour les habitants de l’Adamaoua, cet événement apporte un certain soulagement, tout en rappelant que la sécurité dans la région reste une préoccupation constante. La vigilance des forces de défense et la coopération des populations demeurent essentielles pour assurer une réponse efficace face à l'insécurité.