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Tchad : Tension au sommet de l'État, le président Déby aurait giflé un général

Le président tchadien Mahamat Déby aurait giflé un général au palais présidentiel, révélant des tensions au sein de l'armée. L'incident fait suite à une dispute sur une attaque de drone à la frontière

Tchad : Tension au sommet de l'État, le président Déby aurait giflé un général
Actualités Cameroun

Une altercation a éclaté au sein du gouvernement tchadien, atteignant un point critique au Palais présidentiel de N'Djamena. Selon des sources proches de la présidence, le président Mahamat Idriss Déby aurait giflé le général Daoud Ali Bouyeno lors d'une dispute survenue le mercredi matin. L'incident met en lumière des divisions préoccupantes au sein de l'armée tchadienne.

Les faits se seraient déroulés vers 10h28, lorsque le général Bouyeno a rencontré le président pour discuter d'une attaque de drone près de la frontière soudanaise, dans la région de Tiné. Le général a affirmé que le drone appartenait en réalité à l'armée tchadienne, une révélation qui a provoqué une vive réaction du président Déby.

Selon les témoignages, le président aurait interpellé le général en langue zaghawa, l'accusant de l'attaquer personnellement. Le général Bouyeno aurait répondu en soulignant son âge et en insistant sur le respect mutuel, ce qui aurait conduit le président à le gifler et à proférer des menaces à peine voilées. Déby aurait ensuite cité des généraux qui lui sont fidèles, tels que Ismaël Souleymane Lony, Brahim Gorou, Mht Chaïbo et Ousmane Dicki, pour réaffirmer son autorité.

Cet incident survient dans un contexte de tensions accrues au Tchad, exacerbées par la transition politique, la pression des groupes armés aux frontières et les rivalités internes entre les clans militaires. La situation à la frontière avec le Soudan reste particulièrement préoccupante, avec des incursions et des attaques signalées. En mars 2026, le président Déby a ordonné à son armée de riposter à toute attaque des forces soudanaises après une frappe de drone qui a tué des civils près de la frontière.

Si les faits rapportés se confirment, cet événement pourrait avoir des répercussions importantes sur la stabilité du régime tchadien. La communauté des Orara, mentionnée dans les propos du président, pourrait ressentir de l'amertume face à cet épisode. Pour l'instant, la présidence tchadienne n'a pas publié de démenti officiel, mais l'incident a déjà créé une onde de choc dans les cercles militaires de N'Djamena.

Source : www.237online.com