La question du versement des subventions aux clubs d'Élite One et Two au Cameroun continue de susciter des interrogations. Après la sortie médiatique du président du conseil d’administration de la Colombe sportive du Dja et Lobo, des voix se sont élevées pour réclamer une communication financière claire de la part de la Fécafoot. L'objectif était de clarifier l'appui financier apporté aux clubs d'Élite ces dernières saisons.
Dans ce contexte, Pierre Batamack, membre du comité exécutif de la Fécafoot, a déclaré le 27 février, lors de la cérémonie du Ballon d'or 2025, que les clubs avaient reçu leurs subventions depuis le 25 février. Il a même encouragé les responsables de clubs à confirmer publiquement la réception de ces fonds pour dissiper toute polémique sur les réseaux sociaux.
Cependant, suite à cette annonce, les réactions se font attendre. Interpellés par les internautes, les présidents de clubs n'ont pas encore communiqué sur le sujet. L'ACEC (Association des Clubs d'Élite du Cameroun), autrefois un acteur clé dans la défense des intérêts des clubs, reste silencieuse.
Ce silence contraste avec les déclarations d'un responsable de club d'Élite One, qui affirmait ce dimanche 1er mars n'avoir encore rien reçu, tout en reconnaissant que les fonds pourraient arriver à tout moment. De son côté, Franck Onana, un soutien de l'exécutif en place, appelle à la transparence, suggérant que la Fécafoot publie les montants versés à chaque club pour éviter toute spéculation.
Le montant exact de la subvention annoncée par Pierre Batamack reste inconnu. Cette opacité alimente les interrogations et les suspicions quant à la gestion des fonds alloués aux clubs professionnels camerounais. En janvier 2025, le gouvernement camerounais avait accordé une aide financière de 560 millions de FCFA aux équipes des ligues d'élite One et Two, destinée au paiement des salaires des joueurs. Le Ministère des Sports avait alors précisé que les 2/3 de cette somme seraient répartis entre les clubs d'Elite One et 1/3 pour ceux d'Elite Two.
En attendant une clarification officielle, la question des subventions continue d'empoisonner les relations entre la Fécafoot et les clubs, fragilisant davantage le football professionnel camerounais. L'appel à la transparence se fait de plus en plus pressant, afin de garantir une gestion saine et équitable des ressources allouées au développement du football national.