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Souley Onohiolo tacle Maurice Kamto : « Ce n'est pas un leader politique, mais un bon blagueur »

Souley Onohiolo critique vivement Maurice Kamto, le qualifiant de « bon blagueur » plutôt que de leader politique, lors d'une émission télévisée, relançant le débat sur sa position d'opposant.

Souley Onohiolo tacle Maurice Kamto : « Ce n'est pas un leader politique, mais un bon blagueur »
Actualités Cameroun

Le journaliste Souley Onohiolo a sévèrement critiqué Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), lors d'une émission sur Info TV ce dimanche. Il a mis en doute le sérieux de sa posture politique, allant jusqu'à le qualifier de « bon blagueur ». Ces déclarations relancent le débat sur le positionnement de l'opposant camerounais.

« Maurice Kamto n’est pas un leader politique, c’est un bon blagueur », a déclaré Onohiolo sur le plateau de Libre Expression, remettant en question l'autorité que devrait incarner un chef de file de l'opposition. Il lui reproche notamment son attitude jugée ambiguë face à Issa Tchiroma, perçu comme un acteur politique sérieux. « Maurice Kamto a vu qu’Issa Tchiroma était un prétendant sérieux et, à ce moment où l’on attendait son soutien, il fait du ponce-pilatisme », a-t-il ajouté.

Selon Souley Onohiolo, l'attitude de Maurice Kamto face à Issa Tchiroma, qu'il décrit comme du « ponce-pilatisme », est en décalage avec ses ambitions affichées de challenger le pouvoir en place. Il estime qu'au lieu de saisir l'opportunité de rallier des soutiens, Kamto a préféré adopter une posture attentiste.

L'observateur politique va même jusqu'à suggérer une proximité indirecte entre Kamto et le président Paul Biya. « Il donne vraiment l’impression qu’il est même un soutien de Paul Biya », a-t-il affirmé. Cette accusation, bien que grave, n'a pas été étayée par des preuves concrètes lors de l'émission. Les propos de Souley Onohiolo suscitent de vives réactions et alimentent les discussions sur la stratégie politique de Maurice Kamto à l'approche des prochaines échéances électorales.

Ces critiques interviennent dans un contexte politique camerounais marqué par une forte rivalité entre les différents acteurs de l'opposition et le parti au pouvoir. L'année dernière, des élections locales ont été émaillées de contestations et de tensions, témoignant d'un climat politique polarisé. Les prochaines élections présidentielles sont prévues dans moins de deux ans, et la question du leadership de l'opposition reste un enjeu majeur.

Source : www.lebledparle.com