Samuel Eto’o, président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), a une fois de plus réfuté les allégations de gestion opaque et dictatoriale qui pèsent sur son administration. Lors d'une récente intervention à Digital B Agency, il a défendu avec véhémence sa gestion, insistant sur le fait que la FECAFOOT opère dans le strict respect de la loi.
Interrogé sur les critiques persistantes, Eto’o a rejeté l’image autoritaire que certains tentent de lui coller. Il a notamment évoqué les nombreuses procédures judiciaires auxquelles la fédération a dû faire face ces dernières années. « La fédération a eu plus de 25 procès. Ça nous a coûté des centaines de millions. On nous a juste demandé une seule fois de rectifier à l’assemblée générale », a-t-il déclaré. Pour lui, ces décisions de justice sont la preuve que l’institution agit en toute légalité.
Face aux accusations de gouvernance autoritaire, Samuel Eto’o a contre-attaqué en posant une question rhétorique : « Est-ce que vous pouvez être dictateur et respecter la loi ? ». Selon lui, les critiques seraient davantage basées sur une perception erronée que sur une réalité tangible. Il a par ailleurs affirmé ne pas se sentir fragilisé par la pression médiatique et populaire, la considérant même comme « une opportunité » et « un honneur ».
Eto'o a pris la tête de la FECAFOOT en décembre 2021, promettant de vastes réformes pour redynamiser le football camerounais. Cependant, son mandat a été marqué par des controverses, notamment des allégations de corruption et de manipulation de matchs. En 2023, la Confédération Africaine de Football (CAF) a ouvert une enquête sur des allégations de « conduite inappropriée » le concernant. De plus, une plainte a été déposée aux États-Unis concernant la disparition de 600 000 dollars destinés à la FECAFOOT après un match amical entre le Cameroun et le Mexique.
Malgré ces défis, Samuel Eto’o se dit déterminé à poursuivre les réformes engagées et à redorer l’image du football camerounais. Il insiste sur la discipline et le travail comme piliers essentiels pour l’avenir des Lions Indomptables.