Salomon Beas, ancien militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a publié une tribune sur sa page Facebook dans laquelle il critique l'incohérence de Maurice Kamto et du MRC concernant leur participation annoncée aux prochaines élections législatives et municipales. Beas rappelle que le MRC avait boycotté les élections de 2020 en dénonçant un manque de transparence et de conditions équitables, qualifiant les postes électifs de « strapontins » et les participants de « collabos », « mendiants », « traîtres », « affamés » et « ventriloques » de la scène politique.
Selon Beas, Kamto et les « KOR » (Kamto ou Rien) avaient affirmé qu'il était inconcevable de participer à une élection tant que les conditions ne garantissaient pas que les élus seraient réellement le choix du peuple. Ils avaient dénoncé toute participation comme une « ARNAQUE » et le résultat de « DEALS » secrets. Beas souligne que Kamto avait alors démontré l'incapacité des élus à changer quoi que ce soit à l'hémicycle, étant donné la majorité écrasante du RDPC.
L'ancien militant du MRC s'étonne donc de voir aujourd'hui le MRC vouloir participer aux élections malgré le fait que les conditions dénoncées en 2020 n'ont pas été rencontrées. Il rappelle également l'épisode de l'élection présidentielle de 2025, où le candidat Issa Tchiroma s'était déclaré vainqueur avant de quitter le pays, laissant des milliers de jeunes en prison suite aux crises post-électorales. Beas critique la précipitation du MRC à participer aux élections locales, même si Tchiroma boycotte pour défendre sa victoire volée, y voyant une « capitulation totale » et un reniement des promesses faites au peuple.
Cette prise de position de Salomon Beas met en lumière les divisions et les questionnements au sein de l'opposition camerounaise quant à la stratégie à adopter face au régime en place. Ses critiques rejoignent celles d'autres figures du MRC qui, par le passé, ont dénoncé un manque de démocratie interne et une gestion autocratique du parti par Maurice Kamto. Ces dissensions pourraient fragiliser la position du MRC à l'approche des prochaines échéances électorales.