Le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a réuni le 4 mars 2026 les parties prenantes du projet routier Ebolowa–Akom II–Kribi, afin de lever les derniers obstacles administratifs et techniques. Cette rencontre précède la signature attendue d’un accord de financement de 130,4 milliards de FCFA (198,8 millions d’euros). Le démarrage des travaux est envisagé entre mars et avril 2026.
La concertation, en présentiel et par visioconférence, a permis de passer en revue les points de blocage restants avant la mise en vigueur de l’accord et la prise de possession complète du site par l’entreprise adjudicataire. Les échanges ont porté sur la finalisation des procédures d’expropriation et d’indemnisation des populations impactées, l’alignement des documents du projet avec les exigences du partenaire technique, la finalisation des conditions d’effectivité de l’accord de financement et la sécurisation de la libération des emprises.
Les participants ont étudié des dispositions pour maintenir la circulation sur l’axe avant le lancement des travaux lourds. Plusieurs sections sensibles ont été identifiées, avec des instructions pour garantir la continuité du trafic et éviter toute perturbation.
Cette réunion fait suite à l’avis de non-objection délivré le 18 décembre 2025 par le comité de crédit de l’assureur du prêt, autorisant la signature de l’accord de financement et levant d’importantes contraintes environnementales. L’entreprise chargée des travaux a déjà engagé des opérations préparatoires, notamment l’approvisionnement en matériaux, la préfabrication de certains composants techniques et la programmation d’études complémentaires.
Emmanuel Nganou Djoumessi a demandé un contrôle plus strict des dépenses liées aux installations de chantier, afin d’orienter l’essentiel des ressources vers les travaux de construction. Il a exhorté l’ensemble des parties prenantes à accélérer le processus pour tenir le calendrier prévu.
Un calendrier actualisé des actions prioritaires a été adopté à l’issue de la concertation. Le projet vise à renforcer la connectivité entre la région du Sud et la ville portuaire de Kribi, en facilitant la circulation des marchandises et des passagers le long d’un corridor économique stratégique. La construction de cette route, promise dès 2011, permettra de relier le bassin forestier de l'arrière-pays au port en eau profonde de Kribi.