Jean Robert Wafo, ancien militant du SDF, a exprimé de vives préoccupations concernant la prolongation des mandats parlementaires au Cameroun. Dans une déclaration récente, il a dénoncé une stratégie orchestrée par le RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) visant à fragiliser des figures clés de l'opposition, notamment Jean Michel Nintcheu.
Wafo estime que cette prolongation ne se limite pas à un simple ajustement institutionnel, mais constitue une manœuvre politique délibérée. Il souligne que Jean Michel Nintcheu, en tant que député critique, est particulièrement visé, car sa présence au Parlement dérange le pouvoir en place. Wafo insiste sur le fait que la légitimité de Nintcheu découle du suffrage populaire et non d'une nomination, soulignant qu'une éventuelle démission n'aurait aucun impact sur la vie quotidienne des Camerounais, mais priverait l'opposition d'une voix influente.
L'ancien militant du SDF remet également en question le traitement différencié observé envers les députés du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), dirigé par Issa Tchiroma Bakary. Il considère cette disparité comme révélatrice d'un déséquilibre dans les prises de position politiques, suggérant que certaines voix sont plus tolérées que d'autres.
Wafo a ajouté que le RDPC cherche à instrumentaliser la prorogation des mandats parlementaires pour inciter des élus de l'opposition à démissionner. Il a qualifié cette manœuvre de « stratégie démasquée », ajoutant que les récentes déclarations de militants et d'alliés du RDPC révèlent une intention cachée : utiliser la prolongation des mandats pour fragiliser l'opposition.
Armand Noutack II, ancien militant du MRC, a répondu à la sortie de Jean Robert Wafo sur la prorogation du mandat des députés, qualifiant cette prorogation de « banditisme politique ».
À travers cette déclaration, Jean Robert Wafo met en lumière les tensions persistantes au sein de l'espace institutionnel camerounais, où la question de la place accordée aux voix dissidentes demeure un enjeu central. Le débat autour de la prolongation des mandats parlementaires s'inscrit dans un contexte politique national marqué par des enjeux importants liés à la réforme constitutionnelle et aux prochaines élections législatives.