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L'héritage de Bernard Njonga : Un appel à l'action pour les Hommes d'État au Cameroun en 2026

En 2026, l'héritage de Bernard Njonga inspire le Cameroun à privilégier une politique de vision et d'intérêt général, comme il l'a exposé dans « Je continue... »

L'héritage de Bernard Njonga : Un appel à l'action pour les Hommes d'État au Cameroun en 2026
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En ce début d'année 2026, la figure de Bernard Njonga, décédé le 21 février 2021, continue d'inspirer le monde politique et la société civile camerounaise. Ingénieur agronome de formation, il a marqué le Cameroun par son engagement en faveur du développement rural et de la souveraineté alimentaire.

Njonga, souvent surnommé le « José Bové camerounais », a œuvré pour défendre les intérêts des populations rurales face aux multinationales agricoles. Il a dénoncé la corruption dans les filières agricoles et s'est battu contre l'importation massive de produits alimentaires, notamment le poulet congelé, qui menaçait la production locale. Son action a abouti à des mesures concrètes, comme l'interdiction d'importer du poulet congelé en 2006, une décision qui a permis de relancer la filière avicole locale.

Au-delà de ses combats sectoriels, Bernard Njonga avait une vision globale pour le Cameroun. Il était convaincu que l'agriculture devait être le pilier de la croissance économique du pays. Il a créé plusieurs organisations pour promouvoir le développement rural, dont le Service d'Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD), le journal La Voix du Paysan, l'Association Citoyenne de Défense des Intérêts Collectifs (ACDIC) et le parti politique Croire au Cameroun (CRAC).

Selon Louis-Marie Kakdeu, Deuxième Vice-Président National SDF, Bernard Njonga concevait la politique comme une course de relais. Il a passé le relais, même si beaucoup ne comprenaient pas son langage. Kakdeu souligne que Njonga souhaitait être remplacé à la tête du CRAC et de l'ACDIC, mais que personne n'était prêt à assumer cette responsabilité.

En 2026, le Cameroun a besoin d'Hommes d'État qui acceptent d'être impopulaires pour faire le travail de redressement nécessaire, écrit Kakdeu. Il invite les personnalités politiques à lire la vision de Bernard Njonga contenue dans son livre-programme « Je continue.../ I continue.... ». L'héritage de Bernard Njonga est un appel à l'action pour une politique axée sur la vision et l'intérêt général, plutôt que sur la popularité et les réflexes du passé.