Le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) prépare activement le retour au pays d'Issa Tchiroma Bakary, son président, actuellement en exil en Gambie. Joseph Espoir Biyong, un nouveau membre du FSNC, a déclaré que le parti s'attend à un retour triomphal de celui qu'il considère comme le « nouveau président de la République du Cameroun ».
Issa Tchiroma Bakary, figure politique camerounaise de premier plan, a occupé plusieurs postes ministériels sous la présidence de Paul Biya, notamment celui de ministre de la Communication de 2009 à 2019 et de ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle jusqu'en juin 2025. En rupture avec le régime en place, il s'est présenté à l'élection présidentielle d'octobre 2025, revendiquant la victoire avant même la publication des résultats officiels.
Sur sa page Méta, Joseph Espoir Biyong a écrit : « Le FSNC prépare un événement historique : le retour triomphal du nouveau président de la République du Cameroun ! Dans la paix et la sérénité, préparons-nous à accueillir ISSA TCHIROMA BAKARY, notre futur président. Rien ni personne ne peut empêcher cette évidence. Sa reconnaissance internationale est en cours et sera bientôt finalisée ». Biyong a également appelé à la réconciliation et à l'unité, ajoutant que « le monde entier accompagne le Cameroun vers sa félicité ».
Le FSNC, parti politique fondé par Issa Tchiroma en 2007, ambitionne de jouer un rôle majeur dans l'avenir politique du Cameroun. Le retour de son leader charismatique pourrait marquer une étape importante dans la réalisation de cet objectif. Toutefois, il faut noter qu'en février 2026, le comité central du FSNC a déclaré que le parti ne participerait pas aux prochaines élections législatives et municipales, estimant que les conditions minimales pour un scrutin démocratique n'étaient pas réunies.
La date exacte du retour d'Issa Tchiroma au Cameroun n'a pas été précisée, mais ses partisans semblent convaincus qu'il aura lieu dans les prochains mois. Son retour potentiel suscite déjà des réactions passionnées et pourrait potentiellement redessiner le paysage politique camerounais.