La FIFA a annoncé une nouvelle réglementation qui entrera en vigueur dès septembre 2026, visant à renforcer la présence des femmes dans les staffs techniques des équipes nationales féminines. Désormais, chaque sélection devra obligatoirement inclure au moins deux femmes au sein de son encadrement, dont l'une devra occuper un poste d'entraîneure principale ou adjointe.
Cette décision, approuvée par le Conseil de la FIFA le 20 mars 2026, marque une étape importante pour l'égalité des genres dans le football. L'objectif principal est de multiplier les opportunités pour les femmes d'accéder à des postes clés et d'améliorer leur représentation sur les bancs de touche.
La nouvelle règle sera appliquée pour la première fois lors de la Coupe du Monde féminine U20 en Pologne, en septembre 2026. Elle s'étendra ensuite à d'autres compétitions, notamment la Coupe du Monde féminine de la FIFA au Brésil en 2027. En plus de la présence d'une entraîneure principale ou adjointe, chaque équipe devra également compter au moins une femme parmi son personnel médical et deux femmes parmi les officiels présents sur le banc.
Cette initiative s'inscrit dans un contexte où les postes d'entraîneurs principaux des sélections féminines étaient majoritairement occupés par des hommes. La FIFA souhaite ainsi rééquilibrer la situation et accorder une place plus importante aux femmes dans le football féminin.
La FIFA a également mis en place des programmes de développement et des bourses d'études pour soutenir la formation et l'accès des femmes aux qualifications supérieures. Entre 2021 et 2024, 795 femmes ont bénéficié de ce programme dans 73 associations membres.
« Il n'y a tout simplement pas assez de femmes dans le coaching aujourd'hui », a déclaré Jill Ellis, directrice du football à la FIFA. « Nous devons faire davantage pour accélérer le changement en créant des voies plus claires, en élargissant les opportunités et en augmentant la visibilité des femmes sur nos lignes de touche ».
Cette nouvelle réglementation représente un investissement important dans la génération actuelle et future d'entraîneures. Elle vise à corriger un déséquilibre persistant, puisque les femmes ne représentent que 5 % des entraîneurs dans les associations membres de la FIFA.