L'avocat Christian Ntimbane Bomo a dénoncé ce qu'il considère comme une limitation « illégale » du nombre de parrainages autorisés par avocat pour l'examen d'entrée au Barreau du Cameroun. Selon lui, cette restriction n'est justifiée par aucun texte de loi et ouvre la porte à des pratiques de corruption.
Dans une mise au point publique, Me Ntimbane Bomo a tenu à clarifier que la lettre de parrainage pour l'examen ne doit pas être confondue avec un engagement de stage. Il insiste sur le fait qu'il s'agit simplement d'une recommandation permettant à un candidat de se présenter à l'examen. Il rappelle qu'aucune loi ne limite le nombre de lettres qu'un avocat peut signer pour ceux qui souhaitent passer l'examen d'entrée au stage.
« Je le maintiens, aucune loi, aucun texte ne limite le nombre de lettres de parrainage à signer par un Avocat aux personnes désireuses de présenter l’examen d’entrée en stage d’Avocat », a-t-il déclaré. Pour Me Ntimbane Bomo, limiter ce nombre est une pratique discriminatoire et irrégulière, source de trafics matériels et immoraux.
L'avocat appelle l'Ordre des Avocats à revoir sa position, qu'il juge illégale. Il soutient que cette pratique est la source de tous les trafics et comportements immoraux liés à la délivrance de ces lettres.
Il est important de noter que les conditions d'organisation de l'examen d'aptitude au stage d'avocat pour la session 2026 stipulent qu'un candidat doit fournir une lettre de parrainage d'un avocat justifiant d'au moins cinq ans d'ancienneté. L'examen se déroulera les 18 et 19 avril 2026 à Yaoundé. Les dossiers doivent être déposés au plus tard le 16 mars 2026.
Me Christian Ntimbane Bomo est un avocat camerounais inscrit au Barreau de Paris et un acteur de la société civile. Il est connu pour ses prises de position sur des sujets de société et son engagement pour un État de droit au Cameroun. Il est également le président exécutif du parti HÉRITAGE.
La question du parrainage pour l'accès au stage d'avocat suscite régulièrement des débats au Cameroun. Certains y voient une forme de corporatisme limitant l'accès à la profession.