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Crise énergétique au Cameroun : la BEI apporte son soutien pour un nouveau souffle

Face à la crise énergétique, le Cameroun renforce sa coopération avec la BEI pour moderniser son secteur électrique et améliorer l'accès à l'énergie pour les populations et les entreprises.

Crise énergétique au Cameroun : la BEI apporte son soutien pour un nouveau souffle
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Le Cameroun est confronté à une crise énergétique persistante, marquée par des délestages fréquents et des tensions sur la production électrique, affectant à la fois les ménages et les entreprises. En réponse, le gouvernement camerounais intensifie ses efforts pour attirer des investissements dans le secteur de l'énergie et de l'eau.

Dans ce contexte, le ministre de l'Eau et de l'Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a rencontré le 2 mars 2026 à Yaoundé, Ramon Ynaraja, Chef de la représentation régionale de la Banque européenne d'investissement (BEI) pour l'Afrique centrale. Cette rencontre met en lumière la volonté du Cameroun de renforcer son partenariat avec la BEI pour moderniser son secteur énergétique.

Les discussions ont porté sur les projets déjà financés ou cofinancés par la BEI dans les domaines de l'eau et de l'énergie. Les priorités stratégiques du gouvernement incluent le développement de barrages hydroélectriques, le renforcement des réseaux de transport et de distribution d'électricité, et l'amélioration de l'accès à l'eau potable. Ces initiatives visent à stabiliser l'offre énergétique et à réduire les délestages qui pénalisent l'économie et la population.

Ramon Ynaraja a réaffirmé l'engagement de la BEI à soutenir le Cameroun dans la réalisation de nouveaux projets structurants. Pour le MINEE, cette collaboration est essentielle pour mobiliser des financements concessionnels et accélérer la modernisation du secteur. La BEI a déjà investi massivement dans des projets africains, avec 3,1 milliards d'euros engagés en 2025, dont une part significative allouée à des actions climatiques et à la durabilité environnementale.

Le gouvernement camerounais mise sur le renforcement de la coopération internationale pour assurer une transformation durable de son système électrique. L'objectif est d'atteindre une capacité de production de 5 000 MW d'ici 2035, afin de satisfaire les besoins énergétiques du pays et d'envisager l'exportation vers les pays voisins.

Malgré la mise en service de la centrale hydroélectrique de Nachtigal en mars 2025, qui a ajouté 420 MW au réseau, les problèmes persistent en raison de lacunes dans la planification des investissements et des goulets d'étranglement dans le réseau. La situation est fragilisée par des arriérés de paiement d'ENEO et de l'État à Nachtigal Hydro Power Company (NHPC), ce qui mine la confiance des investisseurs.

Le Cameroun vise également à réduire la facture d'électricité des bâtiments publics de 10 % en 2026 grâce au Programme National d'Efficacité Énergétique (Proname). Les mesures comprennent l'amélioration de la qualité de la facturation, la réduction des pertes techniques et la promotion de pratiques d'efficacité énergétique.

Face à ces défis, le Cameroun s'efforce de diversifier ses sources d'énergie, notamment en exploitant ses réserves de gaz naturel et en développant les énergies renouvelables. L'amélioration de la gestion et de la transparence dans le secteur de l'énergie est également essentielle pour assurer un développement durable.

La collaboration avec la BEI représente une opportunité cruciale pour le Cameroun de surmonter la crise énergétique et de bâtir un avenir énergétique plus stable et durable.

Source : fr.journalducameroun.com