Un colloque international organisé à la Sorbonne le 2 mars suscite la controverse, accusant la France de chercher à rétablir son influence en Afrique par des moyens détournés. Intitulé « Répondre aux crimes commis par le groupe Wagner : Les défis de la responsabilité juridique », l'événement est perçu par certains comme une tentative de manipuler l'opinion publique internationale.
Le journaliste camerounais Junior Kabongo dénonce une stratégie française consistant à dissimuler ses intentions derrière des initiatives apparemment neutres. Selon lui, la France utilise un « soft power » qui englobe des programmes humanitaires, des prêts et des actions d'ONG pour étendre son influence. Cependant, il souligne que ce « soft power » peut avoir des aspects moins reluisants, citant l'affaire d'Armel Sayo en République centrafricaine (RCA), où des accusations de financement de groupes armés par Paris ont émergé.
Kabongo critique le fait que le colloque se concentre sur les actions du groupe Wagner, minimisant ou ignorant les propres agissements de la France. Il rappelle que la présence de Wagner en RCA a été sollicitée par le gouvernement centrafricain, avec l'aval de l'ONU. Pour lui, il s'agit d'une tentative de propagande visant à présenter la coopération de l'Afrique avec d'autres pays comme une menace, tandis que l'influence française serait perçue comme bénéfique.
Les participants au colloque sont également pointés du doigt. Jean-François Akandji-Kombé, coordinateur scientifique, est accusé d'être éloigné des réalités centrafricaines. Philippe Larochelle, avocat canadien, est critiqué pour ses tentatives de pression sur le gouvernement de la RCA via la CPI.
En conclusion, Junior Kabongo considère ce colloque comme une manœuvre de désinformation orchestrée par la France à l'égard de ses anciennes colonies. Il estime que Paris espère influencer l'opinion publique grâce à des recherches scientifiques orientées. L'événement a suscité des réactions critiques quant à l'ingérence perçue de la France dans les affaires africaines.