Le parlement camerounais est convoqué en congrès du 2 au 5 avril 2026 à Yaoundé, pour une session exceptionnelle centrée sur la prorogation du mandat des conseillers municipaux. Cette réunion intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des désaccords persistants concernant le calendrier électoral et des tensions au sein de l'Assemblée nationale.
L'Assemblée nationale et le Sénat se réuniront au Palais des Verres Paul Biya de Ngoa-Ekellé. Les travaux porteront principalement sur l'alignement de la durée du mandat des conseillers municipaux sur celle des députés, une mesure destinée à assurer une meilleure cohérence dans l'organisation des prochaines élections.
Le programme provisoire prévoit une ouverture solennelle le jeudi 2 avril à 10 heures, suivie de discussions en commission spéciale composée de trente membres issus des deux chambres. Cette commission examinera le projet de loi avant sa présentation en séance plénière, prévue pour le dimanche 5 avril à 16 heures, date à laquelle le congrès sera officiellement clôturé.
La réunion du Parlement en congrès est une procédure rare au Cameroun, réservée aux questions institutionnelles majeures telles que les révisions constitutionnelles. Le recours à ce mécanisme souligne l'importance et la sensibilité du dossier, à l'approche d'échéances électorales cruciales.
Cette session parlementaire se déroule dans un climat politique déjà fragilisé. Des divisions sont apparues récemment à l'Assemblée nationale concernant une proposition de modification de l'article 170 du Code électoral, illustrant les divergences persistantes autour de l'évolution du cadre électoral. L'issue de ce congrès pourrait donc avoir un impact significatif sur les équilibres institutionnels à court terme et donner une indication des débats à venir concernant l'organisation des scrutins.
Le parlement camerounais avait déjà prolongé les mandats des députés de l'Assemblée nationale jusqu'au 20 décembre 2026. Cette décision avait été prise lors d'une session plénière le 23 mars 2026, afin d'assurer que les prochaines élections législatives se tiennent dans des conditions optimales.