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Affaire REDHAC : Verdict attendu pour Alice Nkom et Maximilienne Ngo Mbe

Le verdict dans l'affaire impliquant Alice Nkom et Maximilienne Ngo Mbe du REDHAC est attendu le 16 mars 2026 à Douala. Elles sont accusées de bris de scellés et rébellion suite à la suspension de leu

Affaire REDHAC : Verdict attendu pour Alice Nkom et Maximilienne Ngo Mbe
Actualités Cameroun

Le 16 mars 2026, le tribunal de grande instance de Douala Bonanjo rendra son verdict dans l’affaire impliquant Me Alice Nkom et Maximilienne Ngo Mbe, figures centrales du Réseau des Défenseurs des Droits de l’Homme en Afrique centrale (REDHAC). L'affaire a débuté suite à une convocation administrative en décembre 2024.

Me Alice Nkom, présidente du conseil d’administration, et Maximilienne Ngo Mbe, directrice exécutive du REDHAC, sont poursuivies pour bris de scellés et rébellion en coaction. Ces accusations font suite à la suspension des activités du REDHAC par le ministère de l’Administration territoriale. Le 9 décembre 2024, Me Alice Nkom a brisé les scellés apposés sur les bureaux de l'organisation à Bali, Douala, en signe de protestation contre cette suspension.

Selon le conseil du REDHAC, le ministère public n’a pas réussi à prouver les faits reprochés aux deux femmes. L'avocate avait justifié son action en invoquant l'article 191 du code pénal relatif au bris de scellés, arguant que les scellés avaient été apposés illégalement.

Les autorités avaient justifié la suspension du REDHAC par des allégations de « financements illicites et exorbitants », d'« activités de nature à porter atteinte à l’intégrité du système financier national » et d'« absence de justification de la destination des finances reçues ». Me Nkom avait dénoncé ces accusations, les qualifiant de « folie ».

La suspension du REDHAC avait suscité de vives réactions, certains observateurs y voyant un message négatif sur l'importance des droits de l'homme au Cameroun. Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme avaient été sanctionnées par l'arrêté du ministre, suscitant des critiques quant à la légalité et à la logique de ces mesures. L'issue de ce procès est donc très attendue, tant pour les accusées que pour l'avenir des droits de l'homme au Cameroun.

Maximilienne Ngo Mbe dirige le REDHAC depuis 2010, une organisation basée à Douala et active dans huit pays d'Afrique centrale. Elle a reçu plusieurs prix internationaux pour son travail en faveur des droits humains. Alice Nkom, première femme avocate d'Afrique centrale, est connue pour son engagement en faveur des droits des personnes LGBTQI+ au Cameroun.

Source : actucameroun.info