Le Tribunal de grande instance du Mfoundi a rendu son verdict ce mercredi 18 mars dans l’affaire de l’assassinat du jeune Mathys Ouandji, âgé de 5 ans. Dagobert Nwafo a été condamné à la peine de mort par fusillade pour ce meurtre qui avait profondément ému l’opinion publique.
L'accusé devra également verser 500 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts, ainsi que 25 millions de francs CFA pour les dépens. Le collège de juges, présidé par Gertrude Ekassi, a reconnu Nwafo coupable des faits qui lui étaient reprochés.
Les faits remontent à une altercation survenue au domicile familial, dans le quartier Ngoa-Ekellé à Yaoundé. À la suite d’un différend avec le père de l’enfant, Nwafo avait porté plusieurs coups de poignard au jeune Mathys, entraînant sa mort. L'affaire avait provoqué une vive émotion au Cameroun, avec une forte médiatisation et une mobilisation de la société civile réclamant justice.
Dagobert Nwafo avait été placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. Lors de sa garde à vue, il avait invoqué une amnésie partielle liée à son état d'ivresse au moment des faits.
En décembre 2025, le ministère public avait requis la peine de mort à l'encontre de Dagobert Nwafo, en invoquant l'article 374 du Code pénal. Les avocats des ayants droit s'étaient rangés derrière cette réquisition, arguant que la gravité des actes commis justifiait la sanction maximale.
Plusieurs personnalités publiques, notamment des artistes, avaient exprimé leur indignation face à ce crime. Charlotte Dipanda avait exprimé ses condoléances à la famille, tandis que Maahlox conseillait à Lydol, la fille de l'accusé, d'annuler ses spectacles.
La peine de mort prononcée à l'encontre de Dagobert Nwafo marque la fin d'une affaire judiciaire qui aura profondément marqué les esprits au Cameroun. Reste à savoir si cette sentence sera effectivement appliquée, le Cameroun n'ayant pas procédé à des exécutions depuis plusieurs années.