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Tensions politiques au Cameroun : Révision constitutionnelle contestée et questions de légitimité

Des manœuvres de modification constitutionnelle au Cameroun sans consultation populaire suscitent une controverse sur la légitimité du pouvoir et les résultats contestés de l'élection de 2025.

Tensions politiques au Cameroun : Révision constitutionnelle contestée et questions de légitimité
Actualités Cameroun

Des sources proches du palais présidentiel camerounais évoquent des manœuvres en préparation pour modifier la constitution du pays, suscitant de vives controverses. Au cœur du débat : la légitimité d'une telle démarche, entreprise sans consultation populaire directe, ce qui remet en question le fondement même du pouvoir en place.

La rumeur d'une révision constitutionnelle agite la capitale, Yaoundé. Traditionnellement, une telle révision exigerait un large consensus ou un référendum. Or, il semblerait que certains acteurs, motivés par des intérêts personnels, cherchent à contourner l'Assemblée nationale et le débat public pour imposer leur vision. Cette approche soulève des interrogations sur la nature du régime et son respect des principes démocratiques.

Cette controverse prend une dimension particulière dans le contexte des résultats contestés de l'élection présidentielle d'octobre 2025. Des informations suggèrent que Issa Tchiroma Bakary aurait été le véritable vainqueur du scrutin. Si cela s'avère, l'administration actuelle, déjà fragilisée par un manque de légitimité électorale, se verrait privée de toute autorité morale et juridique pour entreprendre une révision constitutionnelle.

Pour certains observateurs, cette initiative s'apparente à une stratégie de survie politique. En modifiant les règles du jeu, le pouvoir en place chercherait à consolider sa position, anticipant un possible basculement. Une telle approche est souvent observée dans les régimes autoritaires, où la constitution est instrumentalisée pour maintenir le statu quo plutôt que pour refléter la volonté populaire.

Les conséquences d'une telle révision constitutionnelle pourraient être considérables. À court terme, elle risque de paralyser l'économie et de dissuader les investisseurs étrangers, déjà préoccupés par la stabilité des institutions. À long terme, c'est l'unité nationale qui pourrait être compromise si la constitution est perçue comme un outil de confiscation du pouvoir. Le Cameroun s'expose alors à des troubles sociaux majeurs si la vérité sur l'élection présidentielle reste étouffée.

La question demeure : cette révision constitutionnelle forcée est-elle le dernier rempart d'un pouvoir illégitime, ou le prélude à un sursaut démocratique où la souveraineté populaire sera enfin respectée ?

Source : www.camer.be