Dans un contexte de vives tensions régionales, l'Iran a réaffirmé son droit de contrôler le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique reliant le golfe Persique au golfe d'Oman. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que son pays avait le droit d'empêcher le passage des navires appartenant aux États-Unis, à Israël et à leurs alliés. Cette déclaration intervient alors que le conflit entre l'Iran, les États-Unis et Israël s'intensifie, suscitant de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale.
Araghchi a fait ces commentaires lors d'un entretien téléphonique avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, au sujet des conséquences sécuritaires et humanitaires des attaques américaines et israéliennes contre l'Iran. Il a dénoncé les attaques contre des cibles civiles, notamment des écoles et des hôpitaux, et a exhorté l'ONU à demander des comptes aux « agresseurs ». Araghchi a également rejeté les appels à la retenue adressés à l'Iran, arguant que ce sont les États-Unis et Israël qui ont déclenché l'agression.
Le détroit d'Ormuz est l'un des points de passage maritime les plus importants au monde, avec environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole qui transite par cette voie. Sa fermeture aurait des conséquences désastreuses pour l'économie mondiale. L'Iran a menacé de fermer le détroit en réponse aux sanctions économiques et aux pressions exercées par les États-Unis.
La position de l'Iran est que l'insécurité dans le détroit est une conséquence directe des actions des États-Unis et d'Israël. Araghchi a souligné que l'Iran avait pris des mesures pour assurer la sécurité de la navigation dans le détroit. Cependant, des informations récentes indiquent que l'Iran bloque les navires qu'il considère comme liés aux États-Unis et à Israël.
Face à cette situation, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a réaffirmé la nécessité de respecter la souveraineté et l'intégrité territoriale des États. Il a également exprimé sa profonde inquiétude face à l'escalade du conflit. L'ONU a appelé à autoriser le passage de l'aide humanitaire par le détroit d'Ormuz. Le Conseil de sécurité de l'ONU examine actuellement des propositions visant à assurer la sécurité de la navigation dans le détroit, mais des divergences subsistent quant à la manière d'aborder la question.
La fermeture du détroit d'Ormuz perturberait considérablement l'approvisionnement énergétique mondial, avec des conséquences économiques potentiellement graves. Les tensions dans la région restent vives, et la communauté internationale s'efforce de trouver une solution diplomatique pour éviter une escalade.