Les tensions sont à leur comble au Moyen-Orient après que le président américain Donald Trump a annoncé le samedi 28 février 2026, la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, lors d'une frappe militaire conjointe des États-Unis et d'Israël. L'annonce, faite depuis la Maison Blanche, a été rapidement diffusée via le compte Truth Social de Trump, où il a qualifié Khamenei de « l'une des personnes les plus maléfiques de l'histoire ».
Selon Trump, la mort de Khamenei représente une « justice » pour les Américains et les autres victimes de l'Iran à travers le monde. Il a également suggéré que cet événement offre au peuple iranien « la plus grande chance de reprendre son pays ». Les images satellite montrent la résidence du guide suprême en ruines après les attaques. Israël a affirmé avoir éliminé sept autres hauts dirigeants iraniens lors de ces frappes.
Cependant, l'Iran a catégoriquement démenti ces informations. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que Khamenei et le président iranien, Massoud Pezeshkian, sont « sains et saufs ». Lors d'un entretien avec ABC News Live, Baghaei a affirmé que le système iranien fonctionne normalement, car il est « très sophistiqué, enraciné dans notre identité et fondé sur une révolution populaire ». Il a souligné que les institutions iraniennes ne dépendent pas d'une seule personne.
Baghaei a condamné les frappes américaines et israéliennes, les qualifiant d'« acte d'agression » et de « violation flagrante du droit international ». Il a assuré que les forces armées iraniennes assureraient une « défense décisive » de la souveraineté du pays. En réponse aux attaques, l'Iran a lancé des missiles sur Israël et des bases américaines dans plusieurs pays du Golfe, notamment Bahreïn, le Qatar et les Émirats arabes unis.
La situation a suscité de vives inquiétudes à l'échelle internationale. Le Conseil de sécurité des Nations unies a tenu une réunion d'urgence, au cours de laquelle le secrétaire général Antonio Guterres a averti que cette action militaire risque de déclencher des conséquences incontrôlables pour le Moyen-Orient. Plusieurs pays de la région ont fermé leur espace aérien.
Ces événements surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l'Iran, malgré des pourparlers indirects récents sur le programme nucléaire iranien. Les États-Unis avaient posé des conditions strictes pour un accord, notamment l'arrêt permanent de l'enrichissement de l'uranium et la fin du soutien aux groupes régionaux. Les frappes américaines et israéliennes marquent une escalade majeure depuis la guerre de juin 2025.
Alors que les informations concernant la mort de Khamenei restent contradictoires, la région est plongée dans une incertitude profonde. L'Iran maintient que son guide suprême est vivant et déterminé à défendre le pays face à ce qu'il considère comme une agression. La situation demeure extrêmement volatile, avec des risques d'escalade régionale accrus.