La localité de Bafou, dans la région de l'Ouest du Cameroun, est le théâtre d'un acte de violence extrême. Une femme a été sauvagement agressée par la compagne actuelle de son mari, avec la participation des enfants de cette dernière.
Les faits remontent à une séparation survenue il y a environ deux ans. L'épouse légitime avait quitté le domicile conjugal pour s'installer à Yaoundé, laissant son mari derrière elle. Durant cette période, l'homme a refait sa vie avec une autre femme. Le retour de l'ancienne épouse à Bafou, après avoir appris que son mari avait tourné la page, a été le point de départ de l'agression.
Accompagnée de ses deux fils, elle se serait introduite au domicile de son ex-mari et s'en serait violemment prise à sa rivale. La victime a été ligotée, battue et humiliée. Les fils de l'agresseuse ont filmé la scène, et les images ont été diffusées sur les réseaux sociaux, suscitant une vague d'indignation.
Cette affaire met en lumière la persistance des violences faites aux femmes au Cameroun. Selon l'enquête démographique et de santé de 2018 au Cameroun, 64 % des femmes ont subi une forme de violence. Les violences conjugales, les agressions sexuelles et les discriminations restent des problèmes majeurs.
L'indignation suscitée par cet acte appelle une réaction ferme des autorités. La lutte contre les violences faites aux femmes nécessite une action concertée de la société, des institutions et des familles. La sensibilisation, l'éducation et l'application effective des lois sont essentielles pour protéger les victimes et prévenir de tels actes à l'avenir.
L'affaire de Bafou a créé une onde de choc dans l'opinion publique, soulignant l'urgence de lutter contre toutes les formes de violence et d'assurer la protection des droits des femmes au Cameroun.