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Samuel Eto'o défend la légalité de sa gestion à la tête de la FECAFOOT face aux critiques

Face aux critiques, Samuel Eto'o défend la légalité de sa gestion à la FECAFOOT, soulignant le respect des procédures malgré les défis et les litiges depuis son élection en 2021.

Samuel Eto'o défend la légalité de sa gestion à la tête de la FECAFOOT face aux critiques
Actualités Cameroun

Sous pression face aux critiques persistantes sur sa gouvernance, Samuel Eto’o, président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), a réagi en défendant la légalité de ses actions. Dans un contexte de tensions et de batailles juridiques, Eto’o a pris la parole pour contrer ce qu'il perçoit comme une campagne visant à le dépeindre comme un dirigeant autoritaire.

« La fédération a eu plus de 25 procès. Ça nous a coûté des centaines de millions. On nous a juste demandé une seule fois de rectifier à l’assemblée générale. Ça veut dire que nous croyons en la force de la loi », a-t-il déclaré. Selon l’ancien capitaine des Lions Indomptables, ces litiges témoignent en réalité d'un respect des procédures légales plutôt que d’un déni de démocratie.

Depuis son élection en décembre 2021, Eto’o évolue dans un environnement institutionnel agité, marqué par des recours devant les tribunaux, des querelles internes et des désaccords avec divers acteurs du football local. Cette situation a conduit à des accusations d’autoritarisme, auxquelles Eto’o répond en soulignant que le respect de la loi est incompatible avec une telle accusation. Il insiste sur le fait que la FECAFOOT se conforme aux décisions de justice, malgré les coûts financiers et politiques que cela implique.

Au-delà des controverses, Samuel Eto’o affirme assumer la pression constante, la considérant comme une opportunité de réussir avec le soutien de millions de Camerounais. Il se positionne comme un acteur de transformation, attaché à une gouvernance légale et transparente.

Il reste à voir si cette stratégie de défense suffira à apaiser les tensions et à convaincre ses détracteurs. Au Cameroun, où le football est une affaire d'État, chaque déclaration du président de la FECAFOOT est perçue comme un acte politique, et le match pour Samuel Eto’o se joue autant devant les tribunaux que sur le terrain institutionnel. La FECAFOOT a été confrontée à plusieurs reprises à des sanctions de la FIFA pour ne pas avoir fait respecter les décisions relatives aux arriérés de salaires dus aux joueurs locaux. En janvier 2026, la CAF a suspendu Eto'o pour quatre matches et lui a infligé une amende de 20 000 dollars pour violation des règles de fair-play. La FECAFOOT a rejeté cette décision, invoquant un manque de preuves et une procédure inéquitable.

Source : actucameroun.info