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Révision du code électoral au Cameroun : le gouvernement défend une mesure de stabilité

Le Parlement camerounais a adopté une réforme du code électoral permettant la prolongation des mandats municipaux et intégrant la vice-présidence, suscitant des débats sur la stabilité institutionnell

Révision du code électoral au Cameroun : le gouvernement défend une mesure de stabilité
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Le Parlement camerounais a récemment adopté une réforme majeure du Code électoral, une décision qui a ravivé les débats au sein de la classe politique. Au cœur de cette réforme, la modification de l'article 170, qui introduit la possibilité de proroger les mandats municipaux et prend en compte les nouvelles dispositions liées à la vice-présidence.

Cette révision, issue de la loi n°2012/001 du 19 avril 2012, a cristallisé les tensions lors de son examen par les élus de la nation. Paul Atanga Nji, ministre de l'Administration territoriale, a défendu le projet de loi devant le Parlement, soulignant les avantages du nouveau texte.

Selon le gouvernement, la prorogation des mandats municipaux répond à des impératifs de continuité administrative et à des contraintes logistiques liées à l'organisation des élections. L'objectif est d'éviter toute interruption dans le fonctionnement des collectivités locales, en particulier dans des situations exceptionnelles.

Cependant, cette justification est contestée par l'opposition, qui y voit un risque de prolongation indéfinie des mandats et une remise en cause du principe du renouvellement démocratique. Des craintes ont été exprimées quant à la possibilité de différer les échéances électorales sous couvert de circonstances exceptionnelles.

La réforme intègre également les changements constitutionnels récents, notamment la création du poste de vice-président de la République. Le Code électoral précise désormais les modalités d'intérim en cas d'empêchement du chef de l'État, ainsi que les délais d'organisation d'un nouveau scrutin présidentiel.

Pour la majorité parlementaire, cette adaptation du cadre électoral est nécessaire pour faire face aux défis sécuritaires et garantir la stabilité institutionnelle. L'opposition, quant à elle, dénonce une modification des règles du jeu en cours de route, craignant une atteinte à la démocratie.

L'adoption de cette réforme marque une étape importante dans l'évolution du système électoral camerounais, redéfinissant les équilibres entre stabilité institutionnelle et expression démocratique. Les implications de ces changements se feront sentir lors des prochaines échéances électorales.

Source : www.lebledparle.com