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Révision constitutionnelle au Cameroun : le FSNC minimise l'événement et réaffirme ses priorités

Le FSNC minimise la révision constitutionnelle au Cameroun, la qualifiant de « non-événement » et réaffirmant sa priorité : la victoire d'Issa Tchiroma à la présidentielle de 2026.

Révision constitutionnelle au Cameroun : le FSNC minimise l'événement et réaffirme ses priorités
Actualités Cameroun

Le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC) minimise l'importance de la récente révision constitutionnelle, qui inclut la création d'un poste de vice-président. Joseph Espoir Biyong, militant du FSNC et conseiller municipal à Douala 5e, a qualifié cette instauration de « non-événement ». Selon lui, la priorité absolue reste la revendication de la victoire d'Issa Tchiroma Bakary à l'élection présidentielle de 2026.

Alors que l'Assemblée nationale et le Sénat ont approuvé le projet de loi introduisant le poste de vice-président, le FSNC maintient que son objectif principal demeure la reconnaissance de la victoire de leur leader, Issa Tchiroma. « Nous, au FSNC, on considère que c’est un non-événement. Nous restons concentrés sur la logique selon laquelle la revendication de la victoire du président Issa Tchiroma Bakary sera prise en compte », a déclaré M. Biyong.

Cette déclaration fait suite à un appel d'Issa Tchiroma à une mobilisation forte contre la modification de la Constitution. Dans un communiqué, l'ancien ministre avait exhorté la diaspora, la société civile, les activistes et les lanceurs d'alerte à s'unir pour s'opposer à ce qu'il perçoit comme une confiscation du pouvoir. Tchiroma a déjà dénoncé le processus électoral comme étant entaché de fraudes massives et de confiscation du verdict populaire.

Le FSNC avait déjà annoncé son intention de ne pas participer aux élections législatives et municipales à venir, les qualifiant de « simulacre » qui ne reflète pas la volonté du peuple camerounais. Le parti maintient que les conditions minimales pour des élections démocratiques, transparentes et pacifiques ne sont pas réunies.

La création d'un poste de vice-président au Cameroun suscite des débats passionnés, certains y voyant un moyen de renforcer la stabilité institutionnelle et d'assurer la continuité du leadership, tandis que d'autres critiquent le manque de consultation et la légitimité du processus. Le FSNC, pour sa part, reste focalisé sur ses revendications post-électorales, considérant la révision constitutionnelle comme une distraction de son objectif principal.

Source : www.lebledparle.com