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Révision constitutionnelle au Cameroun : Jean-Bruno Tagne critique une "boucherie constitutionnelle inutile"

Jean-Bruno Tagne critique le projet de révision constitutionnelle au Cameroun, le qualifiant de "boucherie constitutionnelle inutile" et de tentative maladroite de corriger les erreurs du passé.

Révision constitutionnelle au Cameroun : Jean-Bruno Tagne critique une "boucherie constitutionnelle inutile"
Actualités Cameroun

Le journaliste camerounais Jean-Bruno Tagne a exprimé de vives critiques à l'égard du projet de révision constitutionnelle actuellement en cours d'examen au Parlement camerounais. Dans une publication sur les réseaux sociaux datée du 2 avril 2026, il qualifie cette initiative de tentative maladroite de corriger les erreurs du passé, la jugeant inadaptée aux défis actuels du pays.

Tagne, connu pour ses prises de position franches sur les questions politiques, n'a pas mâché ses mots. « Ils tentent maladroitement de rattraper 43 ans de casse démocratique, d’imprévision et d’aveuglement pouvoiriste par une boucherie constitutionnelle inutile », a-t-il écrit, dénonçant ce qu'il considère comme une réforme cosmétique et superficielle.

Sans explicitement nommer le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le parti au pouvoir depuis plus de quatre décennies, le journaliste vise clairement la gestion politique menée par le parti. Il sous-entend que cette révision constitutionnelle ne répond pas aux aspirations profondes de la population en matière de bonne gouvernance, de transparence et de renforcement des institutions démocratiques. L'introduction d'un poste de vice-président, mesure phare de cette révision, est perçue par Tagne comme un simple palliatif, incapable de résoudre les problèmes structurels du pays.

Cette prise de position intervient à un moment crucial, alors que le Parlement camerounais, réuni en Congrès à Yaoundé, examine ce projet de loi constitutionnelle aux côtés d'autres textes législatifs importants. Le contexte politique est marqué par des débats animés sur la nécessité et l'opportunité de cette réforme, ainsi que sur ses implications potentielles pour l'avenir du Cameroun. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer un manque de consultation et de transparence dans le processus d'élaboration de cette révision.

Les critiques formulées par Jean-Bruno Tagne rejoignent un sentiment partagé par une partie de l'opinion publique camerounaise, qui exprime des doutes quant à la capacité de cette réforme à apporter des changements significatifs et durables. Certains observateurs estiment que cette révision constitutionnelle vise principalement à consolider le pouvoir en place, plutôt qu'à répondre aux besoins réels de la population.

Le débat sur la révision constitutionnelle camerounaise est donc loin d'être clos. Il met en lumière les enjeux cruciaux auxquels le pays est confronté en matière de gouvernance, de démocratie et de développement. L'issue de ce processus aura des conséquences importantes pour l'avenir politique et institutionnel du Cameroun. Les prochaines étapes de l'examen parlementaire seront déterminantes pour l'adoption ou le rejet de cette réforme controversée.

Source : www.lebledparle.com