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Réforme constitutionnelle au Cameroun : vers la création d'un poste de vice-président ?

Un projet de réforme constitutionnelle au Cameroun propose la création d'un poste de vice-président. Cette initiative survient alors que la question de la succession de Paul Biya, 93 ans, se pose avec

Réforme constitutionnelle au Cameroun : vers la création d'un poste de vice-président ?
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Un projet de réforme constitutionnelle est en cours d'étude au Cameroun, avec une proposition clé : la création d'un poste de vice-président de la République. Cette initiative intervient dans un contexte politique où la question de la succession du président Paul Biya, âgé de 93 ans, est de plus en plus prégnante.

Selon le média panafricain Jeune Afrique, cette idée de créer un poste de vice-président est régulièrement évoquée depuis les années 2000. Actuellement, la Constitution camerounaise prévoit que le président du Sénat assure l'intérim en cas de vacance du pouvoir. La mise en place d'un vice-président modifierait profondément cet équilibre institutionnel.

La tendance privilégiée serait une nomination plutôt qu'une élection du vice-président. Cette approche s'alignerait sur la nature présidentialiste du régime camerounais, où le chef de l'État est considéré comme le garant de la continuité de l'État.

Paul Biya, qui a remporté l'élection présidentielle d'octobre 2025 avec 53,66 % des voix, est le plus ancien chef d'État en Afrique et l'un des dirigeants non royaux ayant exercé le plus longtemps au monde. Son âge et sa longévité au pouvoir suscitent des débats sur l'avenir politique du Cameroun.

Une réforme constitutionnelle impliquant la création d'un poste de vice-président marquerait une nouvelle étape dans l'architecture institutionnelle du Cameroun. L'introduction d'un tel poste pourrait potentiellement apaiser les inquiétudes concernant une transition du pouvoir en douceur, ou au contraire exacerber les tensions existantes.

La mise en œuvre de cette réforme pourrait se faire par le biais d'une proposition du président ou des parlementaires, nécessitant ensuite l'approbation d'une majorité des trois cinquièmes à l'Assemblée nationale et au Sénat. Paul Biya a la possibilité de convoquer des sessions extraordinaires des deux chambres pour accélérer le processus.

L'attention se porte désormais sur la manière dont cette réforme constitutionnelle sera menée et sur son impact sur la stabilité politique du Cameroun. La création d'un poste de vice-président pourrait redéfinir le paysage politique et influencer la transition du pouvoir dans les années à venir.

Source : actucameroun.info