La décision du jury d'appel de la CAF de retirer le titre de champion d'Afrique 2025 au Sénégal continue de susciter de vives réactions. Le gouvernement sénégalais a exprimé son indignation face à cette décision, la qualifiant de contraire à l'éthique sportive.
Face à ces critiques, Patrice Motsepe, président de la CAF, a déclaré que l'instance faîtière était préoccupée par les incidents survenus lors de la finale du 18 janvier 2026, qui opposait le Maroc au Sénégal. Il a souligné que les commissions juridictionnelles de la CAF sont indépendantes et que deux décisions différentes ont déjà été rendues dans cette affaire.
La Fédération sénégalaise de football (FSF) a annoncé son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS). Selon plusieurs acteurs, le forfait du Sénégal aurait dû être constaté le jour de la finale, mais l'arbitre a choisi de poursuivre la rencontre. Patrice Motsepe a déclaré qu'il était prêt à exécuter la décision du TAS, quelle qu'elle soit.
La CAF a justifié sa décision en invoquant les articles 82 et 84 du règlement de la CAN, estimant que le comportement de l'équipe sénégalaise, qui avait quitté le terrain pour protester contre une décision arbitrale, constituait une infraction grave. Le jury d'appel a donc donné match gagné au Maroc sur tapis vert, avec un score de 3-0.
Cette affaire a suscité une vague d'indignation au Sénégal, où l'on dénonce une décision « injuste, inédite et inacceptable ». Le gouvernement sénégalais a même appelé à une enquête internationale sur des soupçons de corruption au sein de la CAF. La FSF a dénoncé une décision qui « discrédite le football africain ».
En attendant la décision du TAS, le Maroc est donc déclaré champion d'Afrique 2025. La FRMF a salué la décision de la CAF, affirmant qu'elle allait « dans le sens du respect des règles et de la stabilité nécessaire au bon déroulement des compétitions internationales ».
Patrice Motsepe a assuré que la CAF prenait cette affaire très au sérieux et qu'elle mettrait tout en œuvre pour que de tels incidents ne se reproduisent plus. Il a souligné l'importance de maintenir l'intégrité, la crédibilité et l'impartialité des arbitres et des instances dirigeantes du football africain.
La décision du TAS est attendue avec impatience par tous les acteurs du football africain. Elle pourrait avoir des conséquences importantes sur l'avenir de la compétition et sur la crédibilité de la CAF.