La famille de Georges Anicet Ekane, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM), a annoncé que les obsèques de ce dernier se tiendront les 24 et 25 avril 2026. Un communiqué publié à Douala le 13 mars 2026 par la famille Ekan’a Mbongo de Bonaguem, originaire de Bomono‑Gare, informe l’opinion publique nationale et internationale des arrangements pris pour rendre un dernier hommage à celui qu’elle décrit comme un « combattant ».
La décision d'organiser ces cérémonies a été prise d’un commun accord entre la famille, son épouse Jeanne Edwige Ekane née Sogue, et le MANIDEM. Les cérémonies funéraires se dérouleront sur deux jours, les vendredi 24 et samedi 25 avril 2026, avec l’inhumation prévue le samedi. Le programme détaillé des hommages et manifestations sera communiqué ultérieurement, selon la famille.
Dans son message, la famille Ekan’a Mbongo invite la société civile, les partis politiques, les citoyens et les sympathisants à se joindre à ces moments de recueillement et de mémoire en hommage au dirigeant politique. Le communiqué est signé par son épouse, Jeanne Edwige Ekane, et plusieurs membres de la famille, dont Claude Otando Ekane, Henri Joseph Ekane, Charles François Ekane, Mariane Simon Ekane, Benoît Patrice Ekane, Honoré Guy Thomas Ekane, Hermine Djongwane Ekane et Désirée Blas Ekane.
La famille a exprimé sa gratitude envers toutes les personnes, organisations et institutions qui participeront aux hommages et témoigneront de leur soutien durant cette période de deuil. Georges Anicet Ekane, figure de l'opposition camerounaise, est décédé en détention le 1er décembre 2025. Son décès avait suscité de vives réactions et des accusations de négligence à l'encontre du gouvernement.
Des tensions sont apparues concernant l'organisation des obsèques, avec des accusations de tentative de confiscation par le parti politique sans consultation suffisante de la famille, notamment des enfants d'Ekane. Des voix se sont élevées pour appeler au respect de la mémoire du défunt et à une organisation digne de son statut. L'UPC-MANIDEM a également accusé le régime d'être responsable du décès d'Ekane et a appelé à défendre l'organisation de ses obsèques contre toute récupération politique.
La levée des scellés sur la dépouille d'Anicet Ekane avait été obtenue fin février 2026, après des requêtes des avocats de la famille dénonçant une « séquestration ». Les obsèques d'Ekane devraient être un moment de recueillement et d'hommage à un homme politique qui a marqué l'histoire du Cameroun.