La diplomate camerounaise Nelly Banaken Elel a prêté serment en tant que Commissaire chargée de la Promotion du Genre, du Développement Humain et Social de la Commission de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC). La cérémonie s'est déroulée le 2 mars 2026 en Guinée Équatoriale, sous l'égide du président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, actuel président en exercice de la CEEAC.
Nelly Banaken Elel, ministre plénipotentiaire, apporte à ce rôle une solide expérience diplomatique. Sa nomination souligne l'importance accordée par la CEEAC aux questions de genre et de développement social, signalant une volonté de placer ces thématiques au cœur de son agenda. La CEEAC, qui regroupe plusieurs pays d'Afrique centrale, vise à renforcer la coopération et l'intégration régionale.
Le portefeuille confié à Nelly Banaken Elel est crucial pour l'Afrique centrale, confrontée à des défis sociaux majeurs tels que les inégalités, l'accès à l'éducation, la santé et l'autonomisation des femmes. Elle devra collaborer avec les États membres pour promouvoir des politiques efficaces et mesurables dans ces domaines. La CEEAC a déjà élaboré des plans d'actions sectoriels sensibles au genre, notamment dans les domaines de la paix et de la sécurité, de l'agriculture, et de la gestion des risques et catastrophes.
La nomination de Mme Banaken Elel renforce la présence du Cameroun au sein de la CEEAC. Si certains au sein de la diplomatie camerounaise avaient plaidé pour que le Cameroun conserve le portefeuille du Marché commun, considéré comme plus stratégique, le choix s'est finalement porté sur la promotion du genre et du développement humain.
La CEEAC, à travers cette nomination, réaffirme son engagement envers l'égalité des genres et le développement social en Afrique centrale. Reste à voir comment Nelly Banaken Elel abordera les dossiers sensibles et les priorités qu'elle fixera pour son mandat au sein de la commission. La CEEAC a exprimé sa confiance envers les nouvelles équipes, les exhortant à exercer leurs fonctions dans le respect des principes de collégialité, d'intégrité, d'indépendance et de bonne gouvernance.