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Miss Cameroun 2025 : Le code de conduite du COMICA suscite la controverse et la destitution de la reine de beauté

La destitution de Miss Cameroun 2025 pour manquement à ses obligations contractuelles met en lumière la controverse autour du code de conduite du COMICA, jugé trop contraignant et liberticide par des

Miss Cameroun 2025 : Le code de conduite du COMICA suscite la controverse et la destitution de la reine de beauté
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Le Comité d'Organisation Miss Cameroun (COMICA) se retrouve au cœur d'une polémique après la destitution de Miss Cameroun 2025, Josiane Harangada Golonga, pour « manquements graves et répétés aux obligations contractuelles ». Cette décision, annoncée le 25 février 2026, met en lumière les tensions persistantes entre les lauréates et l'organisation, notamment concernant le code de conduite du COMICA.

Des juristes et défenseurs des droits humains avaient déjà exprimé leurs préoccupations quant à ce code, le jugeant « liberticide et potentiellement illégal ». Ils critiquent un manque de clarté des termes, l'absence de garanties sur le consentement éclairé des participantes, et des sanctions disproportionnées en cas de non-respect des obligations. Le code impose des responsabilités logistiques aux lauréates concernant l'hébergement et les déplacements, et donne au COMICA un droit étendu sur l'image des Miss, soulevant des inquiétudes quant à d'éventuelles situations d'exploitation.

Les griefs retenus contre Josiane Harangada Golonga incluent des absences injustifiées à des événements officiels, des propos irrespectueux envers l'institution, la cessation unilatérale de ses activités liées à son mandat, et le recours à un manager personnel, en violation des clauses contractuelles. Le COMICA affirme avoir tenté de dialoguer avec la Miss, mais celle-ci serait restée silencieuse. En conséquence, le comité lui retire tout droit et avantage lié à son titre, et la première dauphine, Audrey Moutongo, est appelée à assurer l'intérim.

Josiane Golonga conteste ces accusations et réclame le paiement de ses salaires impayés de décembre 2025 et janvier 2026, ainsi que la restitution de son véhicule de fonction. Elle dénonce un « acharnement » du COMICA et a saisi un huissier de justice pour faire valoir ses droits. Cette affaire ravive les critiques sur la gestion du concours Miss Cameroun, régulièrement secoué par des scandales et des accusations de malversations. En 2017, Julie Cheugueu Nguimfack, Miss Cameroun 2016, avait également été destituée pour « indiscipline ».

La destitution de Miss Cameroun 2025 met en lumière la nécessité d'une révision du code de conduite du COMICA et de la mise en place d'un organe indépendant pour superviser le respect des droits des candidates. L'événement soulève des questions sur l'équilibre des pouvoirs entre l'organisation et les reines de beauté, et sur la protection de ces dernières face à d'éventuels abus. La crédibilité du concours Miss Cameroun est en jeu, et une réforme semble indispensable pour garantir l'équité et la transparence des futures éditions.

Source : www.camer.be