Kaptmedia

L'OMS alerte sur les attaques contre les infrastructures sanitaires en Iran et au Liban

L'OMS alerte sur les attaques contre les infrastructures de santé en Iran et au Liban, soulignant la violation du droit international humanitaire et l'impact sur les services de santé.

L'OMS alerte sur les attaques contre les infrastructures sanitaires en Iran et au Liban
Économie & Développement

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé sa vive inquiétude face aux attaques répétées contre les infrastructures de santé en Iran et au Liban, dans le contexte du conflit actuel au Moyen-Orient. Lors d'une conférence de presse ce jeudi, le Directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré que l'organisation avait vérifié 13 attaques contre des établissements de santé en Iran et une au Liban.

M. Ghebreyesus a rappelé que, selon le droit international humanitaire, les établissements de santé doivent être protégés et ne doivent en aucun cas être la cible d'attaques. Il a ajouté que l'OMS travaillait en étroite collaboration avec ses bureaux dans les pays touchés afin de surveiller l'impact de ces attaques sur les services de santé et de fournir un soutien là où cela est nécessaire.

L'OMS s'est dite particulièrement préoccupée par la situation en Iran et dans l'ensemble du Moyen-Orient, où 16 pays sont actuellement touchés par le conflit. Les tensions se sont intensifiées dans la région depuis le lancement d'attaques à grande échelle par les États-Unis et Israël contre l'Iran, fin février 2026. Ces attaques ont fait près de 800 morts, dont le Guide suprême Ali Khamenei et de hauts responsables militaires. L'Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël ainsi que des pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.

Selon l'OMS, près de 1 000 décès ont été signalés en Iran, 50 au Liban, 13 en Israël et 11 dans d'autres pays du Golfe. Ces violences ont également entraîné d'importants déplacements de population, avec environ 100 000 personnes ayant fui l'Iran et plus de 60 000 déplacées au Liban. L'OMS a également suspendu ses opérations à son centre logistique d'urgence à Dubaï en raison des restrictions de transport dans la région. Le droit international humanitaire prévoit une protection spéciale pour le personnel et les structures médicales, qui ne peuvent être prises pour cible.

Source : actucameroun.info