Les États-Unis ont transmis à l'Iran, par l'intermédiaire du Pakistan, une proposition de paix en 15 points, cherchant à désamorcer le conflit en cours au Moyen-Orient. Cette initiative intervient alors que la guerre entre l'Iran, les États-Unis et Israël entre dans sa quatrième semaine. L'administration américaine, aux prises avec les répercussions économiques du conflit, semble désireuse de trouver une issue diplomatique.
Le plan de paix aborde plusieurs points de friction, notamment le programme nucléaire iranien, le développement de missiles balistiques et la sécurité des voies maritimes, en particulier le détroit d'Ormuz. Selon certaines informations, le plan exige que l'Iran démantèle ses installations nucléaires, cesse l'enrichissement d'uranium et s'engage à ne jamais chercher à acquérir des armes nucléaires. En outre, il est demandé à Téhéran de cesser de financer et d'armer les groupes alliés dans la région et de garantir la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz.
En contrepartie, Washington envisagerait une levée complète des sanctions économiques imposées à l'Iran, ainsi qu'une assistance pour le développement d'un programme d'énergie nucléaire civile à Bouchehr. La suppression du mécanisme de « snapback », qui permet la réimposition automatique des sanctions de l'ONU en cas de non-respect des accords par l'Iran, serait également envisagée.
La proposition américaine intervient dans un contexte de tensions exacerbées, marquées par des frappes militaires continues et des échanges de tirs entre l'Iran et Israël. Le détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le transport pétrolier mondial, est au cœur des préoccupations, l'Iran ayant menacé de le fermer en réponse aux sanctions et aux actions militaires.
Bien que les détails du plan de paix restent flous et que son acceptation par l'Iran soit incertaine, cette initiative témoigne d'une volonté de trouver une solution diplomatique à un conflit aux conséquences potentiellement désastreuses pour la région et l'économie mondiale. L'évolution de la situation au cours des prochaines semaines sera déterminante pour l'avenir de la région.
Le prix du pétrole a chuté de près de 6 % après ces développements.