La Société tchadienne des dépôts pétroliers (STDP) a officiellement sollicité l'expertise de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) afin de moderniser et de sécuriser ses infrastructures de stockage de carburant. Cette démarche vise à améliorer les capacités de stockage du Tchad et à sécuriser ses dépôts d'hydrocarbures, un enjeu majeur pour garantir l'approvisionnement énergétique dans la sous-région.
La demande de la STDP, créée en 2018, intervient alors que l'entreprise s'apprête à mettre en service ses premiers dépôts pétroliers à Djamalaye, près de N'Djamena. La SCDP, forte de son expérience, se positionne comme un partenaire clé dans cette montée en puissance. « Nous sommes fiers de contribuer à cette montée en puissance en partageant notre expertise », a déclaré la directrice générale de la SCDP, Véronique Moampea Mbio.
Les échanges entre les deux sociétés portent notamment sur les standards opérationnels, les dispositifs de sécurité et les bonnes pratiques de gestion des dépôts pétroliers. La SCDP, créée en 1979, met en avant son réseau de 13 dépôts répartis dans sept régions du Cameroun, ainsi qu'une capacité de stockage de 242 000 m³ pour les produits pétroliers liquides et de 3 970 tonnes métriques pour le gaz de pétrole liquéfié (GPL) en 2022.
Cette coopération témoigne de la reconnaissance régionale du savoir-faire camerounais dans le secteur pétrolier. Elle illustre également la volonté des pays de la CEMAC de renforcer leur souveraineté énergétique en s'appuyant sur l'expertise locale. Au-delà de l'assistance technique, ce partenariat pourrait ouvrir la voie à d'autres collaborations régionales dans le domaine de l'énergie.
En se positionnant comme un mentor pour la STDP, la SCDP renforce son rôle de leader technique en Afrique centrale. Cette collaboration pourrait servir de modèle pour d'autres pays de la région désireux de développer leurs propres capacités de stockage et de distribution de produits pétroliers.