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Le Pr. Aba’a Oyono porte plainte contre de hauts gradés de la gendarmerie devant le tribunal militaire de Yaoundé

Le professeur Aba’a Oyono saisit le tribunal militaire de Yaoundé suite à son arrestation en octobre 2025. Il dénonce des violations de ses droits et vise de hauts gradés de la gendarmerie.

Le Pr. Aba’a Oyono porte plainte contre de hauts gradés de la gendarmerie devant le tribunal militaire de Yaoundé
Actualités Cameroun

Le professeur Aba’a Oyono a déposé une plainte auprès du tribunal militaire de Yaoundé contre plusieurs hauts responsables de la gendarmerie nationale. L'universitaire dénonce les conditions de son arrestation survenue en octobre 2025, qu'il considère comme une violation de ses droits.

D’après le document daté du 24 mars 2026 et adressé au commissaire du gouvernement près le tribunal militaire de Yaoundé, l’enseignant-chercheur relate son arrestation à son domicile le 25 octobre 2025. Cette arrestation s'est déroulée dans un contexte de tensions post-électorales. Il affirme avoir été interpellé en présence de sa famille et dans des conditions qu'il décrit comme violentes et humiliantes.

A la suite de son interpellation, Aba’a Oyono a été placé en détention et y a passé plus d’un mois avant d’être libéré le 5 décembre 2025. Dans sa plainte, il évoque des faits de violation de domicile aggravée, d’arrestation et de séquestration aggravées, d’abus de fonction, ainsi que des actes de coaction, de complicité et de menaces sous conditions.

Au moment de sa libération, le professeur avait annoncé son intention de saisir la justice pour les préjudices subis. Cette plainte déposée devant le tribunal militaire de Yaoundé marque une nouvelle étape dans ce dossier.

Les tribunaux militaires camerounais ont souvent été critiqués pour leur manque d'impartialité, notamment par l'ONU. Des organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement l'utilisation de ces tribunaux pour juger des civils, ce qui contrevient aux normes internationales. La compétence de ces tribunaux s'étend aux infractions commises par des militaires, aux infractions contre les lois de la guerre, au banditisme armé et à certaines infractions impliquant des civils dans des établissements militaires.

En mars 2026, Aba'a Oyono a également réclamé 3 milliards de francs CFA au directeur général de la DGRE (Direction Générale de la Recherche Extérieure) pour sa détention qu'il considère comme illégale.

L'affaire survient dans un contexte de tensions politiques et de restrictions des libertés au Cameroun, où des voix critiques sont souvent la cible d'arrestations et de détentions.

Source : www.lebledparle.com