Le Maroc a fermement condamné l'attaque de missiles lancée par l'Iran contre plusieurs États arabes, suite aux frappes menées par les États-Unis et Israël sur Téhéran et d'autres villes iraniennes.
Dans un communiqué publié le 28 février 2026, le ministère marocain des Affaires étrangères a déclaré que le Royaume du Maroc considérait cette action comme une « violation flagrante de la souveraineté nationale » des États touchés, une « atteinte inacceptable à leur sécurité » et une « menace directe à la stabilité de la région ». Les pays visés par les tirs de missiles iraniens incluent les Émirats arabes unis, le Royaume de Bahreïn, l'État du Qatar, l'État du Koweït, le Royaume hachémite de Jordanie et le Royaume d'Arabie saoudite.
Le Maroc a exprimé sa « pleine solidarité » avec les États arabes frères et a soutenu toutes les mesures légitimes prises pour répondre à cette attaque, protéger leur sécurité et assurer la quiétude de leurs citoyens et résidents.
Cette condamnation intervient alors que le Moyen-Orient est plongé dans une crise sécuritaire majeure, exacerbée par les opérations militaires conjointes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran. Ces opérations, baptisées « Opération Fureur épique » par Washington et « Rugissement du Lion » par Tel Aviv, ont ciblé des sites liés à la direction militaire et politique iranienne, y compris des zones proches du complexe du Guide suprême Ali Khamenei.
En représailles, l'Iran a lancé des missiles sur des bases militaires américaines dans le Golfe et en Israël. Téhéran a confirmé avoir ciblé la base aérienne d'Al-Udeid au Qatar, la base aérienne d'Al-Salem au Koweït, la base aérienne d'Al-Dhafra aux Émirats arabes unis et le quartier général de la cinquième flotte américaine à Bahreïn. La Jordanie a également intercepté des missiles iraniens.
Les Émirats arabes unis ont rapporté avoir intercepté plusieurs missiles iraniens, mais des débris sont tombés à Abou Dhabi et à Dubaï, causant des dommages. L'attaque a suscité une vague de condamnations internationales, l'ONU appelant au respect du droit international pour maintenir la paix et la sécurité.
Le Maroc avait rompu ses relations diplomatiques avec l'Iran en 2018, accusant Téhéran de soutenir le groupe séparatiste du Front Polisario. Cette position ferme réaffirme l'engagement du Maroc envers la stabilité régionale et sa solidarité avec ses alliés du Golfe.
Le roi Mohammed VI a eu des entretiens téléphoniques avec les dirigeants des pays du Golfe, réaffirmant le soutien du Maroc à toutes les mesures qu'ils jugent nécessaires pour assurer leur sécurité. Rabat entretient des partenariats stratégiques de longue date avec les États du Conseil de coopération du Golfe, notamment en matière de coopération sécuritaire, d'investissement et de coordination politique.
La diplomatie marocaine, fidèle à sa doctrine, plaide pour la stabilité régionale, le respect de la souveraineté des États et une action coordonnée entre alliés.