La FIFA pourrait bientôt placer un nouveau visage à la Confédération Africaine de Football (CAF). Selon le journaliste Romain Molina, l'instance mondiale du football envisagerait de remplacer l'actuel secrétaire général, le Congolais Véron Mosengo-Omba, par le Suisse Gelson Fernandes.
Véron Mosengo-Omba, lui-même ancien cadre de la FIFA, avait été nommé à ce poste en mars 2021. Cependant, son mandat est source de frustrations, notamment en raison de son âge. Des sources internes estiment qu'il a dépassé l'âge de la retraite, ce qui justifierait ce remaniement.
Outre cette question d'âge, Véron Mosengo-Omba fait l'objet d'une enquête pour des paiements suspects vers des comptes bancaires suisses. Il est accusé d'avoir perçu des primes cinq fois supérieures au montant autorisé par son contrat avec la CAF. La justice suisse s'intéresse particulièrement à des retraits d'espèces qui empêcheraient de retracer l'utilisation de ces fonds.
Gelson Fernandes, ancien footballeur international suisse d'origine cap-verdienne, a intégré les structures de la FIFA après sa carrière sportive. Il a d'abord été Directeur Régional pour l'Afrique à partir d'août 2022, avant de devenir Directeur Adjoint de la division des Associations Membres de la FIFA le 1er novembre 2024. Dans ce rôle, il supervise le développement du football africain via le programme FIFA Forward.
Toutefois, sa nomination potentielle à la CAF suscite des interrogations. Certains craignent que cela ne renforce l'influence de la FIFA sur le football africain. Romain Molina critique également la gestion passée de Fernandes, notamment son soutien à des responsables ayant eu des démêlés judiciaires et son ingérence présumée dans des élections nationales.
Samson Adamu, actuel directeur des compétitions de la CAF, est également pressenti pour le poste. Cependant, sa promotion serait mal perçue par plusieurs fédérations d'Afrique du Nord. Le choix final entre Fernandes et Adamu s'annonce donc délicat, dans un contexte où l'autonomie de la CAF est régulièrement remise en question. La décision de la FIFA aura un impact significatif sur la perception de la gouvernance du football africain.