La ville de Limbé, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun, est confrontée à une recrudescence de la violence, marquée par une série d'attaques armées et un enlèvement qui suscitent une vive inquiétude au sein de la population et des autorités locales. Les quartiers de Ngeme et Bonadikombo ont été particulièrement touchés par ces incidents.
Selon un communiqué relayé par la radio locale, le commissaire du commissariat central de Limbé a détaillé plusieurs incidents. Une première attaque a ciblé un homme d'affaires, Robert Forbah, à son domicile de Ngeme Quarter 5. Trois individus armés non identifiés ont fait irruption chez lui, exigeant de l'argent. Face à l'incapacité de Forbah à satisfaire leur demande, ils lui ont tiré une balle dans la jambe gauche avant de s'enfuir avec des effets personnels, notamment des documents de véhicule, des clés et un téléphone portable. La victime reçoit actuellement des soins à l'hôpital régional de Limbé.
Un autre incident s'est produit à Ngeme Quarter 4, où Etah Ekwelle Harrison, maître principal de la marine et gérant d'un service de restauration à emporter, a été blessé par balle aux deux jambes. Deux individus armés, se faisant passer pour des clients, ont contraint les personnes présentes à se coucher avant d'ouvrir le feu. Harrison est actuellement soigné à l'hôpital militaire de Limbé.
Par ailleurs, la police enquête sur l'enlèvement de Ngeh Lionnel Meh, un homme d'affaires de 40 ans, à son domicile de Bonadikombo Quarter 20. Sept individus vêtus d'uniformes similaires à ceux d'une société d'électricité l'ont enlevé avant de le relâcher dans la zone de Wututu–Busumbu, après le paiement d'une rançon de 3,5 millions de francs CFA. Les ravisseurs auraient proféré de nouvelles menaces.
Face à cette vague de criminalité, les forces de sécurité appellent les habitants à une vigilance accrue. Elles encouragent la population à signaler tout mouvement suspect et à éviter toute confrontation avec des individus armés. Toute information susceptible d'aider à identifier les auteurs de ces actes est attendue dans les postes de police, notamment au commissariat central de Limbé. La collaboration de la population est jugée essentielle pour rétablir la sécurité dans la ville.
La situation à Limbé met en lumière les défis sécuritaires persistants dans certaines régions du Cameroun, où les populations civiles sont souvent prises entre des conflits armés et des actes de banditisme.