Yannick Noah a lancé une offensive juridique contre Maître Pierre Alexis Bayebec, avocat au barreau du Cameroun, suite à des accusations de vol d'héritage familial relayées dans le magazine français « Voici ». Par l'intermédiaire de son conseil, Maître Philippe Zeller, Noah a fait délivrer une sommation d'huissier exigeant que Me Bayebec fournisse des preuves de ses allégations ou qu'il publie un démenti public dans les 48 heures.
L'article de « Voici », publié le 27 février 2026, contenait des accusations portées par les sœurs de Yannick Noah, qui affirmaient que leur frère s'était approprié l'héritage familial. Me Bayebec y est cité, affirmant que la justice camerounaise avait donné raison à ses clientes après plusieurs années de bataille juridique. L'avocat affirmait notamment que Zacharie Noah avait vendu toutes ses terres à son fils Yannick avant de mourir, une action prétendument interdite par la loi camerounaise.
Yannick Noah réfute catégoriquement ces accusations, les qualifiant de « totalement mensongères et attentatoires à son honorabilité ». La sommation d'huissier souligne qu'aucune décision de justice n'a été rendue en faveur des sœurs de Noah et qu'aucun recours n'est pendant devant une juridiction d'appel au Cameroun.
L'acte d'huissier, signifié le 6 mars 2026, met en demeure Me Bayebec de communiquer dans les 48 heures les décisions de justice favorables à ses clientes, les preuves des recours prétendument multipliés par Yannick Noah, les éléments attestant de pressions exercées sur les juges, et la base légale interdisant la vente d'un bien d'un parent à son enfant.
En l'absence de ces preuves, Me Bayebec est sommé de publier un démenti formel dans les mêmes conditions que les accusations initiales. La sommation précise qu'à défaut d'exécution, des procédures pénales et civiles pour diffamation seront engagées devant les juridictions françaises.
La justice camerounaise se retrouve ainsi au centre d'une controverse internationale, sans qu'aucune décision formelle n'ait été prononcée. L'affaire soulève des questions sur la responsabilité des avocats dans leurs déclarations publiques et sur la vérification des faits par les médias avant publication. Me Bayebec devra donc justifier ses déclarations ou faire face à des poursuites pour diffamation.
L'affaire met en lumière un conflit successoral complexe, où les accusations de spoliation d'héritage et de séquestration viennent noircir le tableau familial. Les prochaines étapes judiciaires détermineront si les allégations de Me Bayebec sont fondées ou si Yannick Noah obtiendra réparation pour atteinte à sa réputation.