Kaptmedia

Gouvernance à la FECAFOOT : Stéphane Edzigui alerte sur les risques de favoritisme et le non-respect de l'autorité de l'État

Le juriste Stéphane Edzigui alerte sur des dérives à la FECAFOOT, notamment le favoritisme et le non-respect de l'autorité de l'État, fragilisant le processus électoral et l'équilibre institutionnel.

Gouvernance à la FECAFOOT : Stéphane Edzigui alerte sur les risques de favoritisme et le non-respect de l'autorité de l'État
Actualités Cameroun

Le juriste camerounais Stéphane Edzigui a exprimé de vives inquiétudes concernant la gouvernance actuelle du football au Cameroun, pointant du doigt des pratiques qu'il juge déviantes et un manque de respect croissant envers l'autorité de l'État. Dans une déclaration récente, il a mis en lumière l'influence grandissante de certains réseaux et les risques de favoritisme qui, selon lui, menacent l'intégrité du processus électoral et l'équilibre institutionnel de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT).

Edzigui a notamment souligné l'existence d'un "lobby très puissant" cherchant à s'imposer dans le milieu du football camerounais. Il a insisté sur l'importance du respect des textes et des procédures légales, rappelant que la conformité aux règles établies est essentielle pour garantir la transparence et l'équité des compétitions et des élections au sein de la FECAFOOT.

L'analyste a également mis en garde contre le manque de respect envers l'autorité de l'État, une situation qu'il considère comme une atteinte grave à l'ordre juridique. Il a cité l'exemple d'affirmations selon lesquelles l'Assemblée générale de la FECAFOOT serait supérieure au ministre des Sports, soulignant que de telles déclarations fragilisent le cadre légal et remettent en question les prérogatives de l'État en matière de supervision du football.

Par ailleurs, Edzigui a soulevé des préoccupations concernant des risques de favoritisme familial au sein de l'Assemblée générale, mentionnant la présence de plusieurs membres directement liés au président de la FECAFOOT. Il estime que ces liens familiaux soulèvent des questions sur la régularité des élections et pourraient dénaturer le processus électoral prévu par les textes en vigueur, notamment les statuts du 13 juillet 2021, approuvés par le ministère des Sports, le Comité national olympique et la FECAFOOT.

Enfin, le juriste a rappelé l'importance de l'article 7 de la loi de 2018, qui stipule que tout texte modifié doit être transmis au ministère des Sports pour confirmation de conformité avant d'entrer en vigueur. Il a insisté sur le fait qu'ignorer cette procédure constitue une défiance vis-à-vis de l'État et des règles établies, soulignant la nécessité de respecter à la fois les textes et l'autorité de l'État pour garantir un football transparent et équitable au Cameroun.

Les inquiétudes exprimées par Stéphane Edzigui relancent le débat sur la gouvernance du football camerounais et la nécessité de renforcer la transparence et l'équilibre institutionnel au sein de la FECAFOOT. Le respect des règles et des procédures légales apparaît comme un enjeu crucial pour assurer l'intégrité du football et protéger les intérêts de toutes les parties prenantes.

La déclaration d'Edzigui met en lumière des tensions potentielles entre la FECAFOOT et les autorités étatiques, soulignant l'importance d'une collaboration constructive pour garantir une gestion saine et transparente du football au Cameroun.

Source : www.lebledparle.com