L'ancien Ballon d'Or George Weah s'est exprimé avec véhémence contre la décision de la Confédération Africaine de Football (CAF) d'attribuer la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2025 au Maroc, initialement remportée par le Sénégal. Cette décision fait suite à l'appel de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF), contestant le résultat de la finale où le Sénégal avait battu le Maroc.
Selon le jury d'appel de la CAF, l'abandon temporaire du terrain par les joueurs sénégalais lors de la finale constitue un forfait, annulant ainsi la victoire initiale du Sénégal. En conséquence, le Maroc a été déclaré vainqueur par défaut avec un score de 3-0.
Weah, unique Ballon d'Or africain, a dénoncé cette décision, la qualifiant de préjudiciable à l'équité et à l'intégrité du football africain. « Cette décision a encore davantage terni l'image du football africain, minant la confiance dans l'équité, la cohérence et l'intégrité du football sur le continent », a-t-il déclaré.
L'ancien président du Liberia a insisté sur le fait que les matchs de football doivent se décider sur le terrain et non être rejugés après le coup de sifflet final. Il a rappelé que, selon les Lois du Jeu, l'arbitre est l'autorité suprême pendant le match et que ses décisions sont définitives. Weah a également souligné que le rapport de l'arbitre avait fait état d'un arrêt de jeu et non d'un forfait.
Weah a appelé le Tribunal arbitral du sport (TAS) et les autres instances compétentes à intervenir pour que « cette mascarade ne soit pas tolérée ». Il a également démenti les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles il soutiendrait la décision de la CAF.
La décision de la CAF a suscité de vives réactions, le gouvernement sénégalais dénonçant une décision « injuste » et annonçant son intention de saisir toutes les voies de recours légales pour la contester. La Fédération Sénégalaise de Football a également mandaté ses avocats pour porter l'affaire devant le TAS.
En attendant, le Maroc se prépare à accueillir la CAN 2025 avec ce titre nouvellement acquis, tandis que la polémique continue d'alimenter les débats sur l'intégrité du football africain.