Un document récemment examiné dans le cadre de l'affaire Epstein cite un discours de George Soros où il qualifie le Cameroun de « l'un des régimes les plus corrompus d'Afrique ».
Le document en question est un discours prononcé par le milliardaire américano-hongrois à l'École d'études internationales avancées Paul H. Nitze de Washington. Il a été publié dans le magazine The American Prospect le 4 juin 2003 et envoyé par courriel par Sophia Swire. L'identité du destinataire de ce courriel reste inconnue.
Dans ce discours, Soros, fondateur des Open Society Foundations, a déclaré que la guerre en Irak ne favorisait pas la construction de sociétés ouvertes dans d'autres pays. Il a ajouté que la recherche d'alliés et de votes aux Nations Unies reléguait au second plan les conditions intérieures de certains pays.
Soros a nommément cité la Russie, le Pakistan, les républiques d'Asie centrale, l'Angola et le Cameroun comme exemples de régimes corrompus. Il a critiqué l'idée d'envahir l'Irak pour y instaurer la démocratie, la qualifiant d'imposture perçue comme telle par le reste du monde.
Il a également exprimé son souhait de voir des changements de régime dans des pays comme le Zimbabwe et le Turkménistan, et a qualifié Mouammar Kadhafi de « dangereux fauteur de troubles en Afrique ».
L'article souligne que le Cameroun était dirigé par Paul Biya depuis 21 ans au moment du discours de Soros. Il rappelle également que le Cameroun avait été classé pays le plus corrompu au monde par Transparency International en 1998 et 1999.
Le Cameroun continue de lutter contre la corruption. En 2025, Transparency International a attribué au pays un score de 26 sur 100 à son Indice de perception de la corruption, le classant 142e sur 180 pays. Ce score indique une perception élevée de la corruption dans le secteur public. La Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC) a traité près de 90% des plaintes reçues en 2025 et prévoit de renforcer le cadre juridique et institutionnel de lutte contre la corruption en 2026.